Entreprises & marchés

Tunisie : la STEG, le cancre des administrations selon un sondage de 500 PME

La société tunisienne d'électricité et de gaz. Ici l'entrée de la centrale à côté du port de la Goulette. © Photo de Ons Abid pour Jeune Afrique

La société nationale d'électricité et de gaz (STEG) est l'administration jugée la plus insatisfaisante selon 500 PME tunisiennes sondées par le Centre des Jeunes Dirigeants et la Konrad-Adenauer Stiftung. Seulement 7% des entreprises considèrent les administrations comme très satisfaisantes.

La société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), les municipalités et les tribunaux. Ce sont les trois administrations jugées les plus insatisfaisantes par les PME tunisiennes selon un classement établi par le Centre des Jeunes Dirigeants et la fondation allemande Konrad-Adenauer Stiftung avec 18% des 500 entreprises sondées qui jugent leurs services très insatisfaisants. Viennent ensuite, aux quatrième et cinquième places des entreprises qui satisfont le moins les chefs d’entreprises, la BFPME (Banque de financement des petites et moyennes entreprises, 17%) et les Douanes (15%), selon le classement rendu public le mercredi 23 mars. Le coup est rude pour la STEG qui est par ailleurs perçue comme la troisième administration la plus importante et la plus fréquentée.

En haut du classement, on trouve en première position le Registre central de Commerce avec 41% de très satisfaits, puis les Centres d’affaires, le CNFCPP (Centre national de formation continue et de promotion professionnelle) et le Cepex (Centre de promotion des exportations), ces deux derniers satisfaisant 35% des PME tunisiennes sondées. Enfin, sur la dernière marche du podium, la Banque centrale tunisienne rassemble 34% de satisfaits parmi les sondés.

Une majorité de PME satisfaites

Globalement, 60% des PME interrogées estiment les administrations satisfaisantes, mais seulement 7% les considèrent comme très satisfaisantes alors que 14% les définissent comme très insatisfaisantes. Présents lors de la publication du classement, les représentants de différents ministères ont admis des lacunes tout en indiquant que les réformes existent mais qu’elles ne sont pas clairement expliquées. Les jeunes entrepreneurs ont dénoncé une absence de feuille de route claire de la part de l’État.

L’enquête a été réalisée auprès de 500 PME sur tout le territoire entre le 3 et le 19 mars. Le Centre des Jeunes Dirigeants souhaitent pérenniser ce classement en l’éditant chaque année.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Fermer

Je me connecte