Politique

Attentats de Bruxelles : les réactions de solidarité en Afrique

Depuis les capitales africaines, de Kinshasa au Caire en passant notamment par Abidjan, plusieurs dirigeants du continent ont lancé des messages de solidarité à l’attention de la Belgique frappée par des attentats terroristes qui ont fait mardi une trentaine de morts et plus de 200 blessés.

Mis à jour le 23 mars 2016 à 15:50

Place de la Bourse à Bruxelles, le 22 mars 2016. © Martin Meissner/AP/SIPA

Les attentats qui ont secoué Bruxelles le 22 mars ont entraîné une vive émotion à Kinshasa, capitale de la RD Congo qui entretient des relations historiques avec la Belgique. Qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, les politiques ont exprimé leur compassion à l’ancienne métropole touchée par le terrorisme.

Sur Twitter, Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale congolaise, a dénoncé « la barbarie terroriste [qui] ne peut ébranler le peuple courageux de Belgique ».

Alors que l’opposant Moïse Katumbi, depuis Abidjan où il assiste au Africa CEO Forum, a présenté ses condoléances aux peuples frères maliens [touchés la veille] et belges touchés par des actes ignobles ».

Condamnations de Libreville à Abidjan en passant par Le Caire

De son côté, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a condamné les attaques de Bruxelles, soulignant son « soutien aux autorités ainsi qu’aux forces de sécurité belges ».

Même condamnation du côté de la Côte d’Ivoire frappée le 13 mars par une attaque terroriste sur la plage de Grand-Bassam. « Le terrorisme est une situation globale : tous les pays, tous les continents sont concernés. La coordination et la coopération sont des éléments essentiels » pour lutter contre les jihadistes, a déclaré mardi à RFI Alassane Ouattara.

« Cela demande une vigilance particulière de chaque citoyen. Quand on a des choses suspectes, il ne faut pas hésiter à le faire connaître. Parce que les enquêtes nous prouvent tout de même que si certaines informations étaient parvenues plus tôt à la police ou aux services de renseignement , ces actes pourraient peut-être être évités », a ajouté le président ivoirien.

Il s’avère impératif de multiplier les efforts à l’échelle internationale

« Il s’avère impératif de multiplier les efforts à l’échelle internationale pour lutter contre la menace terroriste et d’être plus solidaires que jamais », a réagi de son côté le ministère tunisien des Affaires étrangères, condamnant « avec la plus grande fermeté » les attentats de Bruxelles.

Au Caire, la prestigieuse université sunnite Al-Azhar a condamné pour sa part des « crimes haineux [qui] violent les enseignements tolérants de l’islam », appelant la communauté internationale à s’unir pour faire face à cette « épidémie ». Dans le cas contraire, « les corrompus ne cesseront jamais de perpétrer leurs crimes abjects contre les innocents », a-t-elle expliqué.

Plusieurs autres messages de solidarité venus du continent ont été adressés à la Belgique, à l’instar de ce tweet de Willy Nyamitwe, porte-parole du président du Burundi, malgré la situation sécuritaire tendue que connaît le pays depuis plusieurs mois.

Les  attentats à Bruxelles renforcent la nécessité d’une plus grande coopération internationale, selon Buhari.

Dans un communiqué publié sur le site internet de la présidence du Nigeria, Muhammadu Buhari a tenu lui à assurer « sa pleine solidarité en ce jour de douleur et de traumatisme national » au Premier ministre Charles Michel ainsi qu’à l’ensemble des Belges.

Sur la même ligne que son homologue ivoirien et les autorités tunisiennes, le président nigérian dont le pays « subi l’horreur et l’angoisse des attaques terroristes incessantes [de Boko Haram] depuis plusieurs années », a également estimé que « les terribles attentats à Bruxelles renforcent la nécessité d’une plus grande coopération internationale pour mieux faire face et détruire le terrorisme mondial et ses auteurs ».

Enfin, Ismaïl Omar Guelleh, a également adressé mardi, un message de condoléances à Charles Michel, exprimant sa « compassion et solidarité à la nation belge toute entière dans l’épreuve de cette tragédie » et « condamnant avec force « une violence inouïe et barbare ».