Diplomatie

Ban Ki-moon annule sa visite au Maroc

Ban Ki Moon

Ban Ki Moon © Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

La tension continue de monter entre le Maroc et le secrétaire général de l’ONU. Suite à la décision de ce dernier d'annuler sa visite au Maroc, les autorités marocaines lui ont envoyé la liste du personnel de la Minurso devant quitter le Sahara "dans les jours qui viennent".

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, n’a pas tardé à répondre au Maroc suite à la décision de ce dernier de réduire ses effectifs dans la Mission de l’ONU pour le Sahara occidental (Minurso) et d’annuler la contribution financière qu’il lui versait pour assurer son fonctionnement.

Citant un des porte-paroles de Ban Ki-moon, l’AFP a rapporté, le 16 mars, que le secrétaire général de l’ONU a décidé d’annuler la visite qu’il comptait effectuer au Maroc « plus tard dans l’année » et qui semblait déjà compromise suite à la colère provoquée par ses propos tenus lors de sa récente visite dans la région, Rabat les ayant jugés « inacceptables » et « inadmissibles » de la part d’un responsable onusien censé garder une neutralité sur ce dossier.

Toujours selon l’AFP, Ban ki-moon maintient ses déclarations. Tout en regrettant la décision du Maroc, il envisage de « prendre les mesures nécessaires pour en atténuer les effets », dont le remplacement de la contribution financière du Maroc pour assurer le logement et la nourriture des membres de la Mission (quelque 3 millions de dollars).

Le Maroc exécute ses menaces

Ce mercredi, le Maroc est passé à l’action. Il a annoncé avoir remis au secrétaire général de l’ONU la liste des personnes concernées par la réduction significative de la composante civile et politique de la Minurso, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères marocain.

« La représentation permanente du Royaume du Maroc à New York a remis, ce jour au Secrétariat général des Nations unies, la liste des personnes concernées par la réduction significative de la composante civile et en particulier politique de la Minurso ; leur départ effectif devant intervenir dans les jours à venir », précise la même source.

« Par ailleurs, les mesures concrètes ont été prises, ce jour, pour l’annulation de la contribution volontaire du Maroc au fonctionnement de la Minurso », ajoute le communiqué.

L’origine du mal

Lors de sa récente visite dans les camps de Tindouf et en Algérie, le secrétaire général avait utilisé le terme « occupation » pour parler de la situation dans la région et s’est exprimé pour une accélération du règlement de ce conflit historique en estimant que les effectifs de la Minurso se tenaient « prêts à organiser un référendum s’il y a accord entre les parties ».

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