Elections

Présidentielle au Niger : Hama Amadou de nouveau hospitalisé

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 15 mars 2016 à 08h58
Hama Amadou (Niger), ancien Premier ministre, élu président de l'Assemblée nationale en avril 2011.

Hama Amadou (Niger), ancien Premier ministre, élu président de l'Assemblée nationale en avril 2011. © Vincent FOURNIER pour Jeune Afrique

Hama Amadou a été hospitalisé pour la seconde fois en quelques jours après une aggravation de son état de santé, a affirmé lundi son médecin.

« Vers 10H00 (lundi 14 mars, NDLR), son état s’est aggravé (…) il s’est évanoui et a été transporté pour les premiers soins à l’hôpital de district » de Filingué, a expliqué le Dr Harouna Yacouba sur la télévision locale Labari. Il a besoin « d’une évacuation » pour « une prise en charge correcte », a-t-il ajouté, précisant que le centre de soins de Filingué est « dépourvu » des équipements adéquats.

« Je suis inquiet », a lancé le médecin sans préciser ce dont souffre son patient. Selon lui, une « autorisation d’évacuation » vers Niamey lui a été délivrée par les « ministères de l’Intérieur et de la Justice » mais cette évacuation n’a pas pu avoir lieu.

Hama Amadou souffre des yeux, selon ses partisans, et avait déjà été admis vendredi 11 mars dans un dispensaire de Filingué pour y être soigné. Mais il avait été ramené en cellule après l’annulation d’une première évacuation vers Niamey, par hélicoptère puis par la route, selon des responsables de l’opposition.

Vers une évacuation à Niamey ?

Le secrétaire général du ministère nigérien de la Santé a reconnu sur la télévision d’État « Télé sahel » que « Hama Amadou est malade depuis un certain moment ». « Malheureusement l’hélicoptère qui a été mis à sa disposition (vendredi 11 mars) n’a pas pu décoller », a déclaré le Dr Idrissa Maïga Mahamadou.

« Vus le (mauvais) état de la route et son état de santé, plutôt que de l’évacuer dans une ambulance, le Premier ministre, Brigi Rafini, a jugé utile d’envoyer à Filingué une équipe de médecins spécialistes pour le stabiliser » avant de « voir dans quelles conditions on va l’évacuer à l’hôpital national de Niamey », a-t-il ajouté.

« L’équipe est arrivée à Filingué ce lundi après-midi et est chargée de faire le point. Personne ne s’oppose à son évacuation. Une fois qu’il sera mis dans des conditions de voyager, il sera évacué » à Niamey, a-t-il conclu.

Suspension de la participation de l’opposition au second tour

Le 2 mars, l’opposition a réclamé la libération de l’opposant afin qu’il puisse mener sa campagne et affronter en « toute régularité » le président sortant Mahamadou Issoufou. La cour d’appel de Niamey, qui a examiné lundi une demande de liberté provisoire, rendra une décision le 28 mars.

Poursuivi pour une affaire de trafic d’enfants, de « droit commun », selon le pouvoir, mais « politique » selon le candidat, l’ancien président de l’Assemblée est écroué depuis le 14 novembre.

Arrivé second au premier tour de la présidentielle avec 17,79% des suffrages contre 48,41% au président Issoufou, il a décidé de maintenir sa candidature malgré sa détention. L’opposition a toutefois suspendu sa participation au second tour du scrutin le 20 mars.

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