Politique

Maroc : importantes manifestations à Rabat en faveur du Sahara

D'importants flux de manifestants ont protesté, le 13 mars à Rabat, contre les déclarations hostiles de Ban Ki-moon. © DR

Plusieurs millions de Marocains ont manifesté à Rabat, dimanche, en réaction aux propos du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la question du Sahara. Les autorités marocaines lui reprochent son manque de neutralité sur un dossier qui a le statut de "cause nationale " au Maroc.

Le Maroc ne décolère pas contre les propos du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qu’il a tenus lors de sa visite en Algérie et dans les camps de Tindouf du 5 au 7 mars. Une très grande marche a été organisée le 13 mars à Rabat pour protester contre les positions exprimées par le diplomate sud-coréen, jugées favorables au Polisario. Selon l’agence officielle MAP, il étaient près de 3 millions de personnes, dont 12 000 arrivés directement du Sahara.

Des Marocains de tout âge, avec à leur tête les états-majors des partis politiques et les membres du gouvernement, scandaient : « Le Maroc est dans son Sahara et le Sahara est marocain », « Nous resterons fidèles à l’esprit de la marche verte » ou encore : « Non au favoritisme pour l’Algérie au détriment de l’unité nationale marocaine ! »

« On ne lâchera pas le Sahara ! »

Brandissant des drapeaux rouge et vert, ainsi que des portraits de Mohammed VI, les manifestants ont marché en direction du Parlement pour montrer à la communauté internationale que le peuple marocain ne badine pas avec « sa cause nationale ».

Le Maroc reproche au secrétaire général de l’ONU d’avoir manqué à son devoir de neutralité en utilisant le mot « occupation » pour qualifier la présence marocaine au Sahara et d’avoir estimé que les membres du personnel de la Mission de l’ONU pour le Sahara (Minurso) se tenaient « prêts à organiser un référendum s’il y a accord entre les parties ». Ces propos ont été interprétés par la partie marocaine comme un alignement manifeste sur les positions du Polisario et de son allié algérien.

Ces déclarations risquent de compromettre la prochaine visite du chef de l’ONU au Maroc, qu’il a annoncée pour « plus tard dans l’année ».

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