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Maroc : bénéfice net en hausse pour Banque populaire, malgré une augmentation du risque

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Mis à jour le 11 mars 2016 à 10h25
Vue du siège administratif du Groupe Banque populaire à Casablanca, au Maroc.

Vue du siège administratif du Groupe Banque populaire à Casablanca, au Maroc. © Guillaume Mollé pour J.A.

La banque marocaine, également présente en Afrique subsaharienne, a vu son total de bilan et son résultat net part du groupe progresser en 2015, malgré une hausse du coût du risque et un marché du crédit en berne dans le royaume chérifien.

Banque centrale populaire (BCP), numéro 2 du secteur bancaire au Maroc, a annoncé le 10 mars un total de bilan en progression de + 6,2 % en 2015 à 328,8 milliards de dirhams (30,32 milliards d’euros), tandis que ses fonds propres bondissent de + 11,9 % à 39 milliards de dirhams.

Le résultat net part du groupe s’accroît nettement à 2,51 milliards de dirhams (+14,4 %) et son produit net bancaire a augmenté de + 4 % à 15,34 milliards de dirhams.

Réorganisation

Ces résultats reflètent en partie la restructuration du groupe bancaire marocain intervenue l’an dernier. En 2015, le groupe mutualiste marocain a réorganisé ses relations capitalistiques avec les dix Banques populaires régionales (BPR) actives dans le royaume et dont il n’était jusque-là que l’organe centrale. Les résultats de ces BPR sont désormais consolidées dans ses comptes.

Autre changement intervenu en 2015, Banque populaire a pris 9,6 % supplémentaires du holding panafricain Atlantic Bank International (ABI). Le groupe marocain détient désormais 74,6 % d’ABI, présent dans sept pays du sud du Sahara.

Les opérations subsahariennes de Banque populaire ont maintenu leur part dans ses résultats. En 2015, leur contribution au produit net bancaire du groupe a atteint 14,4 %, contre 14,1 % en 2014.

Crise du crédit

Sur son marché local, Banque populaire n’a pas pu échapper à la crise des crédits qui a frappé le secteur financier marocain en 2015. Si les dépôts des clients des Banques populaires au Maroc ont crû de +7,8 %, les créances sur la clientèle n’ont que progressé de +1,3 %. Le groupe bancaire s’en sort mieux à l’étranger, avec une croissance de +13,6 % des créances, pour des dépôts également en hausse de +15,6 %.

De fait, si la part de BCP dans les bénéfices est en hausse, le résultat net global du groupe est en baisse de -7,15 % à 3,255 milliards de dirhams. Son résultat d’exploitation est également en recul de -5,7 % à 4,586 milliards de dirhams.

Enfin, Banque populaire, qui est l’un des prêteurs les plus exposés aux difficultés financières du raffineur marocain Samir, a vu son coût du risque s’aggraver de +7,45 % à 3,25 milliards de dirhams en 2015. Ses provisions pour risques et charges ont atteint 2,32 milliards de dirhams contre 1,75 milliard en 2014, soit une hausse de +32,7 % en un an.

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