Politique

#RhodesMustFall : les étudiants d’Oxford et de Cambridge prennent le relais

La statue de Cecil Rhodes devant le Oriel College à Oxford. © Steve Parsons/AP/SIPA

Il y a un an, jour pour jour, le collectif Rhodes Must Fall voyait le jour à l'Université du Cap, en Afrique du Sud. Objectif de ce rassemblement étudiant ? Obtenir le retrait de la statue de Cecil Rhodes qui ornait encore l'université à l'époque. En Europe, les étudiants d'Oxford et de Cambridge leur emboîtent le pas.

« Rhodes Must Fall ». Le slogan forgé par les étudiants de l’Université du Cap en Afrique du Sud, qui avaient obtenu au printemps dernier le déboulonnage de la statue de Cecil Rhodes présente dans l’enceinte de la fac, devrait résonner haut et fort dans les rues d’Oxford mercredi midi.

Les étudiants anglais emboîtent le pas à leurs homologues sud-africains dans leur combat contre ce qu’ils estiment être des symboles de l’oppression. Ils défileront dans les rues pour demander, eux aussi, le retrait de la statue du colonisateur britannique qui domine l’Oriel College. « On glorifie la figure d’un meurtrier, qui a assassiné en masse des Africains », s’insurge Yussef Robinson, l’un des leaders du mouvement anglais, dans une tribune publiée dans le Guardian en janvier dernier.

Pour célébrer l’anniversaire de la naissance du mouvement, le collectif a prévu un parcours symbolique dans la ville, où les manifestants passeront devant la maison de Rhodes, ou encore devant l’ancien bâtiment du Old Indian building, traces du passé colonial britannique qui continue de peser sur la ville.

Autre symbole de la colonisation tombé à Cambridge

Cette « manifestation de masse anti-colonialiste » selon les organisateurs, débutera cet après-midi à 14h30 (GMT). Au-delà du déboulonnage de la statue de Rhodes, le collectif demande que des mesures radicales soient prises pour que les minorités ethniques soient davantage représentées parmi la population étudiante d’Oxford. En 2014, un sondage réalisé par l’Oxford University Student Union a révélé que 59% des étudiants issus des minorités souffrent d’isolement social à l’université.

Un autre symbole du passé impérialiste britannique est tombé mardi à Cambridge. Le porte-parole de l’université a annoncé qu’un bronze du Bénin, faisant référence au passé colonial de l’Angleterre, serait retiré de l’enceinte de l’université et rapatrié au Nigeria (qui faisait autrefois partie de l’empire du Bénin), suite à la demande des étudiants de la faculté.

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