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Maghreb : le ramadan, une question de management

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Pendant le mois sacré du ramadan, les entreprises adoptent une organisation particulière. En Algérie, au Maroc ou en Tunisie, chacune a sa méthode pour traverser cette période, en tenant compte des obligations des clients, des partenaires… et des salariés.


« Pendant le ramadan, le Maghreb entre dans une période de consommation mais pas de production », constate Alioune Guèye, consultant en management à Casablanca. Et cette année, avec le mois de jeûne qui tombe en août, l’économie sera d’autant plus impactée que le tourisme, secteur phare de la région, va être lourdement touché. Ainsi, en Algérie, une baisse de 50 % du chiffre d’affaires de l’hôtellerie et de la restauration est attendue ce mois-ci.

Sans pour autant remettre en question cette pratique religieuse profondément ancrée dans la culture locale, les entreprises sont confrontées à un véritable défi de management pour assurer la continuité de leurs services ou, au contraire, les interrompre.

« Alors que le prix moyen d’un repas dans notre restaurant d’entreprise tourne autour de 25 dirhams (2.20 euros), nous déboursons plus de 35 dirhams, soit 40% de plus, pour le repas de rupture du jeûne. » Dirk Van Leuwen, directeur général de Webhelp (Maroc)

Sur le plan social, la période est sensible. Les directeurs des ressources humaines le savent : leurs salariés sont attachés à la solidarité dont l’entreprise fait preuve pendant le ramadan… lequel est souvent vu comme un moyen de renforcer la cohésion du personnel. « Dans les usines, le f’tour [repas de rupture du jeûne, NDLR] et un panier de ramadan sont offerts, énumère Samir Toumi, directeur général de Team Consulting, un cabinet algérien de conseil en ressources humaines. Des sociétés comme Djezzy ou Hyundai installent des raïma [tentes traditionnelles] dans lesquelles des spectacles sont donnés pour les salariés et leurs familles. D’autres, comme la Société générale, font des soirées de team building pour leurs cadres. »

Au Maroc, en Tunisie et en Algérie, aucune loi ne régit spécifiquement les horaires des entreprises pendant le ramadan. La seule limitation est celle de la durée légale de travail hebdomadaire (44 heures au Maroc, 48 en Tunisie, 40 en Algérie, mais avec possibilité d’heures supplémentaires majorées). Cela laisse les entreprises relativement libres dans leur gestion des emplois du temps.

Flexibilité.

Au Maroc, pays très pratiquant, le mois de jeûne est un sujet d’organisation discuté en entreprise. « Je vois le ramadan comme un outil de management : les adaptations et les concessions que nous offrons à nos salariés sont largement compensées par ce qu’ils nous donnent en retour en flexibilité pendant le reste de l’année », juge Karim Tazi, patron de Richbond, fabricant de meubles implanté à Tanger et Casablanca (1 200 salariés).

Dans la Tunisie de l’après-révolution, les milieux d’affaires sont plus circonspects, et certains patrons plus craintifs devant l’émergence de revendications islamistes. « Chacun fait comme il veut avec ses convictions religieuses, mais cela ne doit pas avoir d’impact sur notre production », estime Moncef Sellami, PDG du groupe de composants automobiles OneTech (2 500 salariés), qui considère que le ramadan est d’abord un mois de travail. « Les chefs d’entreprise veulent rattraper le temps perdu pendant la révolution », analyse Moncef Khander, consultant en management.

En Algérie, seul pays du Maghreb où un sondage a été effectué sur le sujet (voir encadré ci-dessous), l’institut Abassa pointait en 2007 des disparités au sein de la population : les femmes jeûnent plus que les hommes, les ruraux plus que les citadins, les bas revenus plus que les salaires élevés. Par conséquent, les secteurs qui comptent le plus d’ouvriers, de femmes et de ruraux sont ceux pour lesquels le sujet est le plus crucial.

Dans les centres d’appels, les aménagements d’horaires sont plus difficiles à obtenir.

L’industrie manufacturière est en première ligne en la matière. « Dans nos ateliers de fabrication, nous prenons acte de la modification du rythme de vie de nos ouvriers, explique Karim Tazi, de Richbond. Ainsi, nous avons négocié avec nos salariés le remplacement de l’équipe d’après-midi [14 heures-22 heures] par une équipe de nuit [22 heures-6 heures], qui commence après la rupture du jeûne. Le personnel peut ainsi se reposer l’après-midi, les femmes sont moins stressées par la préparation du f’tour, et nous ne perdons pas en productivité. Quant au personnel administratif, il travaille une heure de moins pendant le ramadan, mais une heure de plus un autre mois. »

Au sud du Sahara, la vie ne s’arrête pas pendant le ramadan

« Au Sénégal, l’impact du ramadan est moins prégnant qu’au Maroc, la vie ne s’arrête pas », estime le Franco-Sénégalais Alioune Guèye, patron du cabinet de conseil Afrique Challenge, à Casablanca. Certaines sociétés mettent cependant en place des mesures pour garder une bonne qualité de service, en s’appuyant notamment sur la minorité chrétienne, qui représente entre 6 % et 12 % de la population. C’est le cas du centre d’appels TRG de Dakar (237 salariés) : « Nous avons 30 % de chrétiens parmi nos salariés. Pendant le ramadan, nous les affectons prioritairement à la réception d’appels internationaux, sur des contrats où le service ne saurait tolérer aucune interruption, même à l’heure de la rupture du jeûne », détaille Oumar Gning, directeur des ressources humaines (DRH).

Les entreprises sénégalaises ont aussi l’habitude de cotiser pour améliorer le ndogou (repas de rupture du jeûne, en wolof) et favoriser la cohésion sociale : « Cette année, nous avons donné 450 000 F CFA [686 euros, NDLR] à la commission constituée pour le ramadan. Avec ce pécule, ajouté aux cotisations des salariés, elle achète dattes et laitages, prépare les plats traditionnels et les redistribue », précise Oumar Gning.

Laïcité. Au Mali, très majoritairement musulman, les entreprises affichent leur attachement à la laïcité : « Nous nous conformons aux horaires réglementaires de l’été, de 7 h 30 à 16 h 30, et n’organisons pas de manifestation particulière à cette occasion », affirme Mohamed Mansouri, DRH adjoint de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma).

La même attitude prévaut au Tchad, qui compte environ 55 % de musulmans et 35 % de chrétiens  : « En été, la plupart des travailleurs finissent à 16 heures, soit deux heures avant la rupture du jeûne, explique Mahamat Adoum Ismaël, président de Cotontchad. C’est amplement suffisant pour s’y préparer. Nous ne prévoyons ni changements d’horaires, ni panier de ramadan, d’autant que nous comptons une majorité de chrétiens sur nos principaux sites, dans le sud du pays. »

Certains industriels qui fabriquent des produits non périssables, comme Procter & Gamble en Algérie et au Maroc, s’organisent pour « surproduire » pendant les deux mois qui précèdent le ramadan. Ils négocient une livraison anticipée à leurs distributeurs, qui prennent en charge un stock plus important à cette saison. Autre stratégie : la fermeture d’usine. C’est le choix du groupe pharmaceutique algérien Saïdal (4 200 salariés) : « Comme le ramadan tombe pendant la période de congés annuels, nous avons incité 70 % de nos salariés à partir en vacances en août et en profitons pour assurer la maintenance. Du coup, plus de perturbations de la production », se félicite son PDG Boumediène Derkaoui. La même option a été prise à l’usine Renault de Casablanca, stoppée du 1er au 22 août.

Incitations

Dans le bâtiment, l’activité est souvent limitée l’après-midi, pour éviter les accidents dus à la fatigue des jeûneurs. Mais pour ne pas être en retard, certains chantiers installent un éclairage nocturne pour bétonner après la rupture du jeûne. Mais là encore, c’est « donnant-donnant » : les ouvriers marocains du bâtiment, qui vivent souvent loin de leur famille, acceptent ce système en échange de trois semaines de congés après l’Aïd el-Fitr (fin du ramadan) et l’Aïd el-Kébir (fin du pèlerinage).

Dans le secteur des centres d’appels, les aménagements d’horaires sont beaucoup plus difficiles à obtenir auprès des clients internationaux. Mais certaines sociétés ont mis en place un système incitatif pour maintenir la qualité de service : « Nous faisons signer à nos salariés des contrats de travail stipulant des horaires normaux pendant le ramadan, indique Mohamed Cherkaoui, président d’Outsourcia, à Casablanca. Mais pour les remercier, nous leur offrons une prime, en moyenne de 1 000 dirhams [88 euros], soit plus de 25 % du salaire mensuel. »

Certains vont plus loin : « Nous offrons non seulement une prime, le f’tour et des animations, mais nous organisons aussi une tombola, dont les tickets sont distribués en fonction de l’assiduité, avec à la clé une voiture à gagner », indique Dirk van Leeuwen, directeur général de Webhelp, qui compte dix centres d’appels dans le royaume chérifien. Cette politique représente d’après lui plus de 12 % de la masse salariale totale mensuelle, mais elle lui permet une fidélisation de ses employés, cruciale dans le secteur.

Dans la restauration professionnelle, la gestion du staff est planifiée longtemps à l’avance : « Nous observons une baisse de 50 % de notre activité à cette saison », indique Loubna Serraj, de Sodexo Maroc, qui favorise la prise de congés à cette période. Au prestigieux hôtel de La Mamounia, à Marrakech (800 salariés), ce sont les célibataires qui sont mis à contribution pour servir le f’tour aux clients, en raison de leurs obligations familiales jugées moins importantes. À chaque entreprise sa recette.

Et en France ?

Dans l’Hexagone, la pratique religieuse des musulmans est en hausse : d’après une enquête de l’Institut français d’opinion publique (Ifop) pour le quotidien La Croix, 71 % des musulmans de France ont déclaré jeûner pendant le ramadan 2011, contre 60 % en 1989. Du coup, les grandes entreprises qui emploient de nombreux musulmans pratiquants s’intéressent à la question : sur 393 directeurs des ressources humaines interrogés par l’Ifop en 2008, 26 % indiquaient avoir aménagé leurs horaires de travail pour des « raisons religieuses », et 44 % avoir accordé des congés pour « fêtes religieuses » (toutes confessions confondues). Certains industriels, dans l’automobile et le nucléaire, ont notamment pris l’habitude d’affecter les jeûneurs aux équipes de nuit.

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TITRE DU POSTE :   SPÉCIALISTE EN CHEF RÉGIONAL DES OPÉRATIONS NON SOUVERAINES (ONS)
COMPLEXE :   SECTEUR PRIVÉ, INFRASTRUCTURE ET INDUSTRIALISATION (PIVP)
DÉPARTEMENT/DIVISION :   VICE-PRÉSIDENCE DU SECTEUR PRIVÉ, DE L’INFRASTRUCTURE ET DE L’INDUSTRIALISATION FRONT OFFICE (PIVP)
GRADE :   PL2
SUPÉRIEUR HIÉRARCHIQUE :   VICE-PRÉSIDENT DU SECTEUR PRIVÉ, DE L’INFRASTRUCTURE ET DE L’INDUSTRIALISATION
LIEU D’AFFECTATION :   ABIDJAN, CȎTE D’IVOIRE; NAIROBI, KENYA; TUNIS, TUNISIE; PRETORIA, AFRIQUE DU SUD; YAOUNDÉ, CAMEROUN; ABUJA, NIGERIA
INFORMATION SUR LE POSTE :   CE POSTE BÉNÉFICIE DU STATUT INTERNATIONAL ET OUVRE DROIT AUX CONDITIONS D’EMPLOI Y AFFÉRENTES Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème et/ou en envoyant une capture écran indiquant le problème à : HR Direct HRDirect@AFDB.ORG.  
SAP N   50102203; 50102204; 50102199; 50102205; 50102198; 50083341  
DATE DE CLÔTURE :   02 JUIN 2021 (à 23 h 59 GMT)
Pour postuler: https://www.afdb.org/fr/vacancies/specialiste-en-chef-regional-des-operations-non-souveraines-ons-pivp-43464
LA BANQUE : Créée en 1964, la Banque africaine de développement est la première institution panafricaine de développement. Elle a pour mission de promouvoir la croissance économique et le progrès social dans l’ensemble du continent. La Banque compte 81 pays membres, dont 54 pays africains (les pays membres régionaux). Le programme de développement de la Banque vise à fournir l’appui financier et technique aux projets porteurs de transformation qui permettront de réduire sensiblement la pauvreté grâce à une croissance économique inclusive et durable en Afrique. Pour davantage se concentrer sur les objectifs de la Stratégie décennale (2013 — 2022) et réaliser un plus grand impact sur le développement, Cinq grandes priorités (High 5) dans lesquelles les interventions devront s’intensifier pour accélérer l’obtention de résultats en Afrique ont été identifiées, à savoir : l’énergie, l’agro-industrie, l’industrialisation, l’intégration et l’amélioration de la qualité de vie des populations africaines. La Banque entend constituer une équipe de direction qui pilotera la mise en œuvre efficace de cette vision. LE COMPLEXE : La Vice-présidence chargée du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation (V.-P., PIPV) est au cœur de la mission de la Banque consistant à développer l’ensemble du secteur privé, tous secteurs confondus, améliorer les infrastructures et accélérer l’industrialisation. Ses principales fonctions sont les suivantes : i) renforcer l’environnement propice au développement du secteur privé [et du secteur financier] pour une croissance inclusive et un développement durable ; ii) soutenir le développement d’infrastructures fiables et durables, y compris les villes et le développement urbain ; iii) donner une nouvelle impulsion à la performance industrielle et commerciale pour la transformation structurelle en Afrique, , ce qui inclut également les 4IR et les TIC. Le Complexe met à profit les connaissances, le cofinancement et les partenariats pour attirer les capitaux privés et collaborer avec les gouvernements pour mettre en œuvre le programme de développement de la Banque. Les responsabilités du Complexe sont également les suivantes : i) jouer le rôle de chef de file dans la réalisation de la stratégie « Industrialiser l’Afrique » et participer, en tant que l’un des leaders, à la réalisation de la stratégie « Intégrer l’Afrique » ; ii) gérer le cycle complet des projets dans son domaine de compétence, de la phase de préparation à l’achèvement des projets, tant pour le secteur privé que pour le secteur public, et ce, en partenariat étroit avec les régions ; iii) assurer un leadership éclairé dans les domaines relevant de sa compétence et dans le cadre des partenariats et initiatives connexes ; et iv) agir en tant que porte-parole de la Banque dans ces domaines.  LE POSTE : La BAD souhaite recruter un Spécialiste en chef régional des opérations non souveraines (ONS) pour chacun des cinq bureaux régionaux, à savoir le bureau régional pour l’Afrique centrale, le bureau régional pour l’Afrique de l’Est, le bureau régional pour l’Afrique du Nord, le bureau régional pour l’Afrique australe ainsi que le bureau national pour le Nigeria. Les ONS font référence à une association de financements du secteur privé et d'entreprises d'État, ces dernières ne bénéficiant pas de la garantie de l'État. Le Spécialiste en chef régional des opérations non souveraines sera chargé de mener des activités liées au développement économique, d’assurer l’opérationnalisation ainsi que le soutien et la coordination de la mise en œuvre de la stratégie de la Banque en matière d’opérations non souveraines et de développement du secteur privé dans la région. Les activités liées aux ONS de la Banque ont connu une forte tendance à la hausse ces dernières années. Par ailleurs, des évaluations indépendantes récentes ont souligné les points forts de l’approche de la Banque et mis en évidence les domaines où des améliorations sont nécessaires. La nouvelle stratégie de la Banque pour le développement du secteur privé 2020-2025 vise donc à renforcer son engagement auprès des gouvernements et des opérateurs du secteur privé et à faire avancer le programme de développement du secteur privé de la Banque. Le titulaire du présent poste jouera un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette stratégie, en exerçant ses fonctions sur la base de l’approche « Une seule Banque » de la Banque et en collaborant étroitement avec les acteurs publics et privés. Le Spécialiste en chef régional des ONS jouera un rôle important dans la mise en œuvre décentralisée de la stratégie de la Banque en matière de stratégie pour le développement du secteur privé au niveau régional et national. Il travaillera en étroite collaboration avec le Directeur général, les responsables pays, les directeurs et responsables sectoriels chargés des ONS, le Directeur du département chargé de la gouvernance et les Économistes pays, afin de garantir l’homogénéité et la cohérence de la mise en œuvre de la stratégie de la Banque pour le développement du secteur privé dans les régions et les pays. Il devra travailler avec les équipes du secteur public et du secteur privé pour développer une synergie dans le travail de la Banque. Une telle synergie permet de s’assurer que les questions relatives au secteur privé sont prises en compte lors des activités en amont relatives aux politiques, à la réglementation et à l’environnement des affaires dans le cadre des opérations souveraines (OS), de manière à rendre les marchés plus attrayants pour les investisseurs du secteur privé.  PRINCIPALES FONCTIONS : Sous la direction générale et la supervision directe du Vice-président de PIVP, le Spécialiste en chef régional des ONS s’acquittera des tâches suivantes, sans toutefois s’y limiter :
  • Jouer le rôle de point focal pour les directeurs généraux, les directeurs sectoriels chargés des ONS (DSN), les responsables pays et les responsables sectoriels des ONS en ce qui concerne le secteur privé et les opérations non souveraines dans la région ;
  • En consultation avec le DG et les responsables pays, tout en se concertant avec les directeurs sectoriels chargés des ONS et les responsables sectoriels des ONS, s’assurer que les dimensions du secteur privé et des ONS sont correctement prises en compte dans les documents de stratégie pays (DSP) ainsi que dans le document de stratégie d’intégration régionale (DSIR) pour les pays et la région concernés, et diriger la conception et le développement des profils du secteur privé des pays (PSP) ;
  • Travailler en collaboration avec l’équipe de l’AIF et en coordination avec les DG et les responsables pays en vue de l’identification d’une série de projets à présenter au Forum africain de l’investissement. Le spécialiste en chef régional fournira également des conseils sur la mise en œuvre du pacte lusophone et sur l’identification de la réserve de projets connexes dans les pays concernés ;
  • Diriger, après consultation des DG et des directeurs sectoriels chargés des ONS (ainsi que d’autres acteurs, le cas échéant, tels que les responsables pays ou, selon le cas, les responsables sectoriels des ONS et les coordinateurs nationaux), la finalisation des POI des ONS (Plans d'opérations indicatifs pour chaque année) pour la région ;
  • Assurer le rôle de point focal dans la structure matricielle de l’approche d’une seule banque pour : i) consolider toutes les activités liées au développement du secteur privé et aux ONS dans la région et en informer les DG ; ii) servir de personne-ressource principale pour tous les complexes sectoriels en ce qui concerne le développement du secteur privé et les ONS dans les régions ;
  • Conseiller les DG et les responsables pays sur la gestion de la marge de manœuvre pour les ONS dans chaque région et pays, et concevoir des approches pour le transfert et l’atténuation des risques en collaboration avec les départements appropriés tels que FIST ;
  • Soutenir activement le dialogue politique au niveau national et régional en ce qui concerne la fonction publique et les services nationaux de statistique, et ce, en étroite collaboration avec les DG, les responsables pays et les directeurs sectoriels chargés des ONS, et en collaboration avec le département chargé de la gouvernance au sein d’ECVP (notre Complexe d'économie et de gouvernance) et l’économiste pays ;
  • Fournir des conseils aux DG et aux responsables pays en matière de dialogue politique avec les autorités ainsi qu’avec les CER sur les questions de politique affectant le développement du secteur privé et le climat d’investissement ;
  • Élaborer et concevoir des notes d’information et des mémoires sur le développement du secteur privé et les ONS, spécifiques aux pays et aux régions, afin d’étayer les plans d’investissement intégré et les opérations d’assistance technique, y compris les priorités sectorielles et les objectifs opérationnels ;
  • Soutenir la mise en œuvre de la stratégie de développement du secteur privé (PSDS), de la stratégie de développement du secteur financier (FSDS) ainsi que du volet secteur privé de la stratégie de gouvernance économique en Afrique (SEGA) dans la région et les pays concernés ;
  • Soutenir le travail réalisé en amont en ce qui concerne le développement du secteur privé ainsi que les activités d’assistance technique au niveau national et régional ;
  • Diriger les activités de développement économique dans le cadre des opérations du secteur privé et des ONS à l’échelle nationale et régionale pour les clients nationaux ou d’un seul pays de la région (et les clients régionaux africains basés dans les régions relevant de sa compétence), et soutenir stratégiquement la gestion du portefeuille des ONS ;
  • Travailler en étroite collaboration avec les responsables sectoriels des ONS en soutenant les activités liées à la création de données sur le terrain, notamment en ce qui concerne l’identification des clients et des opportunités d’affaires, la validation, la vérification préalable de l’intégrité des clients, le développement de la réserve de projets à l’échelle locale, et le soutien à la gestion proactive du portefeuille en assurant de bons rapports avec les clients, conformément aux priorités institutionnelles de la Banque ;
  • Établir et assurer la gestion des relations avec les parties prenantes, y compris les clients clés (gouvernements et entreprises privées) au niveau le plus élevé de la hiérarchie et veiller au bon positionnement de la Banque en tant que partenaire de choix en matière de soutien aux projets à fort impact sur le développement au niveau national et régional, y compris les projets d’industrialisation intégrée transformatrice ;
  • Établir des relations avec les principales parties prenantes (notamment les régulateurs concernés, les entreprises, les ONG, les fonds de capital-investissement et les investisseurs) ;
  • Identifier les domaines dans lesquels la Banque peut contribuer à l’accélération du développement du marché par l’innovation, en se fondant sur une compréhension approfondie des marchés locaux et sur les meilleures pratiques issues de l’expérience régionale de la Banque, ainsi que sur le potentiel d’exploitation des synergies entre les OS et les ONS de la Banque ;
  • Diriger/coordonner l’élaboration de stratégies d’engagement auprès des clients en ciblant les clients stratégiques existants et nouveaux ;
  • Examiner et valider, pour tous les investissements et programmes d’assistance technique dans la région, les résultats obtenus en ce qui concerne la valeur ajoutée des opérations de la Banque, l’impact sur le développement et l’adéquation avec l’orientation stratégique de la Banque ainsi que du DSP et du DSIR ;
  • Construire et développer un réseau de partenaires de la Banque issus du secteur privé dans le pays et la région, ainsi qu’une stratégie globale de communication ; s’engager auprès des médias locaux en coordination avec PCER (département de la communication) ;
  • Représenter la Banque et assurer la visibilité de ses activités auprès des acteurs du secteur privé au niveau national et régional, notamment en organisant/participant à des événements de haut niveau (visites de haut niveau, entretiens, séminaires, tables rondes sur les PPP, groupes de travail sectoriels et conférences) ;
  • Développer une bonne connaissance du marché et collecter davantage d’informations sur ce dernier afin de s’assurer que la Banque s’engage auprès des bons clients. Assumer la responsabilité de la sélection des clients, s’assurer de l’intégrité des clients potentiels et développer et maintenir des relations avec ces entreprises dans le but d’identifier les opportunités d’affaires en tenant compte de la stratégie décennale de la Banque, des High 5, de la PSDS, de la FSDS, de la SEGA et des instruments financiers ;
  • Assumer une part de la responsabilité (conjointement avec les responsables sectoriels des ONS et les gestionnaires de portefeuille) en ce qui concerne la qualité et la performance du portefeuille des opérations du secteur privé et des ONS des pays de la région dont il a la charge; et
  • Assurer la supervision administrative de tous les chargés d’investissement dans la région. En outre, le titulaire devra diriger, développer et encadrer une équipe intégrée et diversifiée composée de chargés d’investissement et de chargés de portefeuille dans le cadre des ONS, en veillant à ce que l’équipe soit très performante et motivée, produise des résultats clairs et soit déterminée à assurer le succès des activités des ONS de la Banque dans la région.
COMPÉTENCES (qualifications, expérience et connaissances) :
  • Être titulaire d’au moins un Master 2 en Administration des Affaires, en Finances, en Economie, en Développement International ou dans toute autre discipline pertinente ;
  • Justifier d’une expérience professionnelle pertinente d’au moins huit (8) ans dans le domaine de l’élaboration de stratégies, de la prestation de services de conseil, de la finance, des activités relevant de la banque d’investissement, du financement de projets et de la finance, du capital-investissement et des services de conseil en gestion ;
  • Avoir une bonne maîtrise des stratégies, politiques, procédures et pratiques des institutions multilatérales de développement ;
  • Être doté de bonnes aptitudes en matière de gestion des relations avec la clientèle, sur la base d’un réseau existant de contacts pertinents de haut niveau dans le secteur privé et public de la région ou avoir une capacité avérée à construire un tel réseau de clients de haut niveau ;
  • Faire preuve d’une performance exceptionnelle et avérée en ce qui concerne les activités d’investissement et d’assistance technique ;
  • Justifier d’une expérience notable et avoir prouvé sa compétence en matière de développement et de gestion des relations avec les clients clés ;
  • Avoir une expérience professionnelle dans la région Afrique et un intérêt marqué pour le développement d’une compréhension approfondie des pays desservis par le bureau régional ;
  • Être en mesure de représenter la Banque à l’extérieur auprès des gouvernements, des médias, des clients, des donateurs et d’autres parties prenantes ;
  • Être capable d’établir des relations fructueuses dans le cadre de l’approche matricielle d’une seule banque ;
  • Être capable de développer des solutions innovantes et de remettre en cause le statu quo dans le but de valoriser l’image et les activités de la Banque auprès des acteurs du secteur privé dans la région et sur ses marchés ;
  • Posséder des compétences très développées en matière de réflexion stratégique, combinées à une capacité à traduire des concepts et des orientations stratégiques dans des projets et des programmes viables et durables, tout en consultant les parties prenantes concernées ;
  • Être en mesure de faire concorder tous les aspects liés à la création d’un projet et à diriger le processus de mise en œuvre du programme de prêt ;
  • Avoir une excellente maîtrise de l’anglais ou du français, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, de préférence avec une connaissance pratique de l’autre langue.
  • Savoir utiliser les applications standard de la suite Microsoft Office ; la connaissance de SAP serait un atout.
Seuls les candidats répondant à tous les critères exigés par la Banque et retenus pour les entretiens seront contactés. Les candidatures ne seront prises en compte que si elles sont constituées d’une demande soumise en ligne, d’un curriculum vitae (CV) complet et des copies des diplômes requis. Le Président de la BAD se réserve le droit de nommer un candidat à un grade inférieur à celui du poste publié. La Banque africaine de développement est un employeur garantissant l’égalité des chances et les candidatures féminines sont vivement encouragées. http://www.afdb.org Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ne perçoit aucuns frais ou contribution de quelque nature que ce soit des candidats tout au long de son processus de recrutement (dépôt ou traitement de la candidature, étude du CV, entretien d’embauche et traitement final des candidatures). En outre, le Groupe de la BAD ne demande aucune information relative aux comptes bancaires des candidats et décline toute responsabilité de publications frauduleuses d’offres d’emploi en son nom ou, de manière générale, d’utilisation frauduleuse de son nom de quelque manière que ce soit.  « Veuillez noter que la Banque n’accepte pas la double nationalité. Par conséquent, vous devez indiquer la nationalité que vous aimeriez faire valoir tout au long de votre carrière à la Banque, si vous êtes recruté. Veuillez télécharger les pièces d’identité délivrées par le gouvernement telles que le passeport, la carte d’identité nationale ou le certificat de nationalité, etc. » BAD
2021-05-05 09:17:39
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Sénégal

| Banque-Finance-Assurance
La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est un établissement public international dont le siège est fixé à Dakar, au Sénégal. Elle est l’Institut d’émission commun aux Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) que sont le Bénin, le Burkina, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Dans le cadre de la conduite de projets stratégiques structurants qu'elle mène dans le domaine, la BCEAO recrute un Expert en administration d'institut de formation. Missions :
  • Contribuer à la définition et à la mise en œuvre des stratégies de l'institut de formation, en lien avec son positionnement comme centre d'excellence ;
  • Participer à l'organisation et à la supervision des activités de l'institut de formation.
Profil requis :
  • Qualifications académiques : diplôme de niveau baccalauréat + 5 en ingénierie de la formation, gestion des ressources humaines ou autres disciplines connexes
  • Expérience professionnelle : au moins dix (10) années d'expérience dans le domaine de la gestion d'un centre de formation, dont au moins cinq (5) dans des fonctions managériales
  • Autres critères :
    • être âgé de 40 ans au plus
    • être ressortissant d'un Etat membre de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (Bénin, Burkina, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo)
Famille professionnelle : Management Type de contrat : Contrat à durée indéterminée (CDI) Le détail de la fiche de poste et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site internet de la BCEAO, à l'adresse suivante : https://www.bceao.int/fr/content/recrutement-dun-expert-en-administration-dinstitut-de-formation Seules les candidatures enregistrées en ligne sur le formulaire précité seront examinées. Date limite de réception des candidatures : 20 mai 2021 NB : Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème à l'adresse candidatures@bceao.int. Les Services de la Banque Centrale contacteront uniquement les candidats qui seront présélectionnés. Ces derniers seront également invités à fournir les copies des diplômes mentionnés sur leur curriculum-vitae. Aucune contrepartie financière n'est exigée par la BCEAO pour le dépôt des candidatures.
2021-04-29 07:05:07
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Famille professionnelle : Management Type de contrat : Contrat à durée indéterminée (CDI) Le détail de la fiche de poste et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site internet de la BCEAO, à l'adresse suivante : https://www.bceao.int/fr/content/recrutement-dun-expert-en-gestion-des-ressources-humaines Seules les candidatures enregistrées en ligne sur le formulaire précité seront examinées. Date limite de réception des candidatures : 20 mai 2021 NB : Si vous rencontrez des difficultés techniques lors de l’enregistrement de votre candidature, veuillez envoyer un courriel avec une description précise du problème à l'adresse candidatures@bceao.int. Les Services de la Banque Centrale contacteront uniquement les candidats qui seront présélectionnés. Ces derniers seront également invités à fournir les copies des diplômes mentionnés sur leur curriculum-vitae. Aucune contrepartie financière n'est exigée par la BCEAO pour le dépôt des candidatures.  
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