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Maghreb : le ramadan, une question de management

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Pendant le mois sacré du ramadan, les entreprises adoptent une organisation particulière. En Algérie, au Maroc ou en Tunisie, chacune a sa méthode pour traverser cette période, en tenant compte des obligations des clients, des partenaires… et des salariés.


« Pendant le ramadan, le Maghreb entre dans une période de consommation mais pas de production », constate Alioune Guèye, consultant en management à Casablanca. Et cette année, avec le mois de jeûne qui tombe en août, l’économie sera d’autant plus impactée que le tourisme, secteur phare de la région, va être lourdement touché. Ainsi, en Algérie, une baisse de 50 % du chiffre d’affaires de l’hôtellerie et de la restauration est attendue ce mois-ci.

Sans pour autant remettre en question cette pratique religieuse profondément ancrée dans la culture locale, les entreprises sont confrontées à un véritable défi de management pour assurer la continuité de leurs services ou, au contraire, les interrompre.

« Alors que le prix moyen d’un repas dans notre restaurant d’entreprise tourne autour de 25 dirhams (2.20 euros), nous déboursons plus de 35 dirhams, soit 40% de plus, pour le repas de rupture du jeûne. » Dirk Van Leuwen, directeur général de Webhelp (Maroc)

Sur le plan social, la période est sensible. Les directeurs des ressources humaines le savent : leurs salariés sont attachés à la solidarité dont l’entreprise fait preuve pendant le ramadan… lequel est souvent vu comme un moyen de renforcer la cohésion du personnel. « Dans les usines, le f’tour [repas de rupture du jeûne, NDLR] et un panier de ramadan sont offerts, énumère Samir Toumi, directeur général de Team Consulting, un cabinet algérien de conseil en ressources humaines. Des sociétés comme Djezzy ou Hyundai installent des raïma [tentes traditionnelles] dans lesquelles des spectacles sont donnés pour les salariés et leurs familles. D’autres, comme la Société générale, font des soirées de team building pour leurs cadres. »

Au Maroc, en Tunisie et en Algérie, aucune loi ne régit spécifiquement les horaires des entreprises pendant le ramadan. La seule limitation est celle de la durée légale de travail hebdomadaire (44 heures au Maroc, 48 en Tunisie, 40 en Algérie, mais avec possibilité d’heures supplémentaires majorées). Cela laisse les entreprises relativement libres dans leur gestion des emplois du temps.

Flexibilité.

Au Maroc, pays très pratiquant, le mois de jeûne est un sujet d’organisation discuté en entreprise. « Je vois le ramadan comme un outil de management : les adaptations et les concessions que nous offrons à nos salariés sont largement compensées par ce qu’ils nous donnent en retour en flexibilité pendant le reste de l’année », juge Karim Tazi, patron de Richbond, fabricant de meubles implanté à Tanger et Casablanca (1 200 salariés).

Dans la Tunisie de l’après-révolution, les milieux d’affaires sont plus circonspects, et certains patrons plus craintifs devant l’émergence de revendications islamistes. « Chacun fait comme il veut avec ses convictions religieuses, mais cela ne doit pas avoir d’impact sur notre production », estime Moncef Sellami, PDG du groupe de composants automobiles OneTech (2 500 salariés), qui considère que le ramadan est d’abord un mois de travail. « Les chefs d’entreprise veulent rattraper le temps perdu pendant la révolution », analyse Moncef Khander, consultant en management.

En Algérie, seul pays du Maghreb où un sondage a été effectué sur le sujet (voir encadré ci-dessous), l’institut Abassa pointait en 2007 des disparités au sein de la population : les femmes jeûnent plus que les hommes, les ruraux plus que les citadins, les bas revenus plus que les salaires élevés. Par conséquent, les secteurs qui comptent le plus d’ouvriers, de femmes et de ruraux sont ceux pour lesquels le sujet est le plus crucial.

Dans les centres d’appels, les aménagements d’horaires sont plus difficiles à obtenir.

L’industrie manufacturière est en première ligne en la matière. « Dans nos ateliers de fabrication, nous prenons acte de la modification du rythme de vie de nos ouvriers, explique Karim Tazi, de Richbond. Ainsi, nous avons négocié avec nos salariés le remplacement de l’équipe d’après-midi [14 heures-22 heures] par une équipe de nuit [22 heures-6 heures], qui commence après la rupture du jeûne. Le personnel peut ainsi se reposer l’après-midi, les femmes sont moins stressées par la préparation du f’tour, et nous ne perdons pas en productivité. Quant au personnel administratif, il travaille une heure de moins pendant le ramadan, mais une heure de plus un autre mois. »

Au sud du Sahara, la vie ne s’arrête pas pendant le ramadan

« Au Sénégal, l’impact du ramadan est moins prégnant qu’au Maroc, la vie ne s’arrête pas », estime le Franco-Sénégalais Alioune Guèye, patron du cabinet de conseil Afrique Challenge, à Casablanca. Certaines sociétés mettent cependant en place des mesures pour garder une bonne qualité de service, en s’appuyant notamment sur la minorité chrétienne, qui représente entre 6 % et 12 % de la population. C’est le cas du centre d’appels TRG de Dakar (237 salariés) : « Nous avons 30 % de chrétiens parmi nos salariés. Pendant le ramadan, nous les affectons prioritairement à la réception d’appels internationaux, sur des contrats où le service ne saurait tolérer aucune interruption, même à l’heure de la rupture du jeûne », détaille Oumar Gning, directeur des ressources humaines (DRH).

Les entreprises sénégalaises ont aussi l’habitude de cotiser pour améliorer le ndogou (repas de rupture du jeûne, en wolof) et favoriser la cohésion sociale : « Cette année, nous avons donné 450 000 F CFA [686 euros, NDLR] à la commission constituée pour le ramadan. Avec ce pécule, ajouté aux cotisations des salariés, elle achète dattes et laitages, prépare les plats traditionnels et les redistribue », précise Oumar Gning.

Laïcité. Au Mali, très majoritairement musulman, les entreprises affichent leur attachement à la laïcité : « Nous nous conformons aux horaires réglementaires de l’été, de 7 h 30 à 16 h 30, et n’organisons pas de manifestation particulière à cette occasion », affirme Mohamed Mansouri, DRH adjoint de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma).

La même attitude prévaut au Tchad, qui compte environ 55 % de musulmans et 35 % de chrétiens  : « En été, la plupart des travailleurs finissent à 16 heures, soit deux heures avant la rupture du jeûne, explique Mahamat Adoum Ismaël, président de Cotontchad. C’est amplement suffisant pour s’y préparer. Nous ne prévoyons ni changements d’horaires, ni panier de ramadan, d’autant que nous comptons une majorité de chrétiens sur nos principaux sites, dans le sud du pays. »

Certains industriels qui fabriquent des produits non périssables, comme Procter & Gamble en Algérie et au Maroc, s’organisent pour « surproduire » pendant les deux mois qui précèdent le ramadan. Ils négocient une livraison anticipée à leurs distributeurs, qui prennent en charge un stock plus important à cette saison. Autre stratégie : la fermeture d’usine. C’est le choix du groupe pharmaceutique algérien Saïdal (4 200 salariés) : « Comme le ramadan tombe pendant la période de congés annuels, nous avons incité 70 % de nos salariés à partir en vacances en août et en profitons pour assurer la maintenance. Du coup, plus de perturbations de la production », se félicite son PDG Boumediène Derkaoui. La même option a été prise à l’usine Renault de Casablanca, stoppée du 1er au 22 août.

Incitations

Dans le bâtiment, l’activité est souvent limitée l’après-midi, pour éviter les accidents dus à la fatigue des jeûneurs. Mais pour ne pas être en retard, certains chantiers installent un éclairage nocturne pour bétonner après la rupture du jeûne. Mais là encore, c’est « donnant-donnant » : les ouvriers marocains du bâtiment, qui vivent souvent loin de leur famille, acceptent ce système en échange de trois semaines de congés après l’Aïd el-Fitr (fin du ramadan) et l’Aïd el-Kébir (fin du pèlerinage).

Dans le secteur des centres d’appels, les aménagements d’horaires sont beaucoup plus difficiles à obtenir auprès des clients internationaux. Mais certaines sociétés ont mis en place un système incitatif pour maintenir la qualité de service : « Nous faisons signer à nos salariés des contrats de travail stipulant des horaires normaux pendant le ramadan, indique Mohamed Cherkaoui, président d’Outsourcia, à Casablanca. Mais pour les remercier, nous leur offrons une prime, en moyenne de 1 000 dirhams [88 euros], soit plus de 25 % du salaire mensuel. »

Certains vont plus loin : « Nous offrons non seulement une prime, le f’tour et des animations, mais nous organisons aussi une tombola, dont les tickets sont distribués en fonction de l’assiduité, avec à la clé une voiture à gagner », indique Dirk van Leeuwen, directeur général de Webhelp, qui compte dix centres d’appels dans le royaume chérifien. Cette politique représente d’après lui plus de 12 % de la masse salariale totale mensuelle, mais elle lui permet une fidélisation de ses employés, cruciale dans le secteur.

Dans la restauration professionnelle, la gestion du staff est planifiée longtemps à l’avance : « Nous observons une baisse de 50 % de notre activité à cette saison », indique Loubna Serraj, de Sodexo Maroc, qui favorise la prise de congés à cette période. Au prestigieux hôtel de La Mamounia, à Marrakech (800 salariés), ce sont les célibataires qui sont mis à contribution pour servir le f’tour aux clients, en raison de leurs obligations familiales jugées moins importantes. À chaque entreprise sa recette.

Et en France ?

Dans l’Hexagone, la pratique religieuse des musulmans est en hausse : d’après une enquête de l’Institut français d’opinion publique (Ifop) pour le quotidien La Croix, 71 % des musulmans de France ont déclaré jeûner pendant le ramadan 2011, contre 60 % en 1989. Du coup, les grandes entreprises qui emploient de nombreux musulmans pratiquants s’intéressent à la question : sur 393 directeurs des ressources humaines interrogés par l’Ifop en 2008, 26 % indiquaient avoir aménagé leurs horaires de travail pour des « raisons religieuses », et 44 % avoir accordé des congés pour « fêtes religieuses » (toutes confessions confondues). Certains industriels, dans l’automobile et le nucléaire, ont notamment pris l’habitude d’affecter les jeûneurs aux équipes de nuit.

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2020-07-31 14:14:18
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Directeur de pays – République démocratique du Congo (D-2)

À PROPOS DU PAM Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est le principal organisme d’aide humanitaire luttant contre la faim partout dans le monde. Sa mission est de contribuer à la réalisation de l’objectif Faim zéro de notre vivant. Chaque jour, le PAM œuvre pour qu’aucun enfant n’aille se coucher le ventre vide et pour que les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, puissent avoir accès à l’alimentation nutritive dont ils ont besoin. CONTEXTE ORGANISATIONNEL L’opération menée en République démocratique du Congo depuis octobre 2017 dans le cadre d’une situation d’urgence de niveau 3 est essentielle car elle vise à répondre aux besoins de 15,6 millions de personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire et nécessitent une assistance humanitaire. Complexe et de grande envergure, elle comprend de multiples facettes et plus de 650 employés y participent, dans 19 bureaux de terrain. Elle cible 7,6 millions d’individus, sachant que 6,9 millions de personnes ont reçu une assistance en 2019. Le bureau de pays gère un portefeuille d’activités combinant plusieurs volets, qui s’inscrivent dans le cadre de l’une des plus vastes opérations d’urgence menées par le PAM à l’intention de déplacés et de réfugiés, en réponse à des situations d’urgence sanitaire et dans le souci de renforcer la résilience et de consolider la paix (en application de l’approche dite du "triple lien"). Les activités en question prennent la forme d’interventions d’urgence ou axées sur le relèvement et le développement, à l’appui du Gouvernement et de divers partenaires. Le poste offre la possibilité de mobiliser les capacités opérationnelles substantielles du PAM en matière de sécurité alimentaire et de nutrition, ainsi que de prestation de services liés à la chaîne d’approvisionnement ou de services communs (module de la logistique et Service aérien d’aide humanitaire des Nations Unies), mais aussi de solides partenariats forgés avec d’autres entités des Nations Unies et des partenaires d’exécution, aux fins de la réalisation des objectifs de développement durable 2 et 17 et de l’objectif fondamental du PAM, à savoir "Sauver des vies et changer la vie". PRINCIPALES RESPONSABILITÉS (liste non exhaustive) • Élaborer des stratégies, politiques et plans de portée nationale, alignés sur les stratégies, politiques et processus mis en place par le Gouvernement, le PAM, ainsi que des entités nationales et des Nations Unies, et en superviser la mise en œuvre. • Promouvoir les initiatives et stratégies institutionnelles du PAM, les mettre en œuvre et démontrer que le PAM en a la maîtrise. • Appliquer le principe de mise en jeu des responsabilités aux fins d’une gestion efficace des opérations du PAM. • Assurer la direction effective d’un bureau de pays dans l’optique du développement continu d’une équipe de pays du PAM soudée, obtenant d’excellents résultats. • Déterminer les liens fructueux qu’il est possible d’établir − et nouer de tels liens − avec des partenaires nationaux , régionaux ou mondiaux, selon le cas, aux fins de la mobilisation de ressources pour le PAM et du positionnement efficace de celui-ci en vue de la réalisation des objectifs nationaux. • Œuvrer activement auprès des organismes gouvernementaux compétents afin d’étoffer les connaissances et les moyens existants pour qu’il soit possible de répondre aux besoins en matière d’assistance alimentaire au niveau national, de se préparer aux situations d’urgence liées à la faim et d’y faire face. • Sous la direction et la coordination du coordonnateur résident, participer et contribuer activement – en tant que membre de l’équipe de pays des Nations Unies et de l’équipe de pays pour l’action humanitaire (en exerçant les responsabilités assignées à un organisme en charge de modules) − au renforcement de la cohérence de l’action menée par le système des Nations Unies au niveau national et à la promotion de la planification conjointe dans l’optique du défi Faim zéro. • Établir des relations productives avec les bénéficiaires, la société civile et les organisations non gouvernementales nationales. • Donner une image positive du PAM dans les médias, en sensibilisant aux activités axées sur la lutte contre la faim qu’il mène dans le pays et en s’employant à en faire mesurer tout l’intérêt. • Prendre des dispositions concrètes pour promouvoir la santé et le bien-être sur le lieu de travail et atténuer les risques associés au stress ou liés à la santé et à la sécurité. • Prendre des mesures appropriées pour que l’environnement de travail soit sûr et harmonieux et que les employés y soient protégés contre toute forme de comportement abusif (harcèlement, harcèlement sexuel, abus d’autorité et discrimination) et montrer l’exemple en traitant chacun avec respect. • Prendre l’initiative pour que les recommandations formulées à l’issue d’évaluations ou d’audits ou concernant la conformité aux règles en vigueur soient effectivement appliquées au sein du bureau de pays. • Faire en sorte que les questions relatives aux disparités entre les sexes soient prises en compte dans tous les domaines d’activité, de manière à garantir l’égalité de participation des femmes et des hommes. • Élaborer des plans et des activités de préparation aux situations d’urgence et les adapter en fonction de l’évolution des circonstances, pour que les moyens voulus soient disponibles et que des mesures appropriées puissent être prises en temps opportun en cas de situation d’urgence nécessitant la prestation d’une assistance alimentaire. EXPÉRIENCE SOUHAITÉE • Un minimum de 15 ans d’exercice de responsabilités professionnelles; • Expérience de la planification stratégique et d’opérations dans un pays de vaste superficie présentant une situation complexe, ou dans un environnement similaire; • Expérience solide de la gestion de programmes de grande portée, divers et complexes dans des situations d’urgence et des contextes de développement variés; • Expérience de la conduite de la gestion financière et d’autres services d’appui; • Solide expérience de la mise au point et de l’application de contrôles internes ainsi que de l’exercice de la délégation de pouvoirs dans divers contextes; • Solide expérience de l’exercice de l’autorité et de l’encadrement, ayant permis d’assurer la cohésion d’équipes plurinationales et pluridisciplinaires comprenant un effectif important et de compositions diverses; • Expérience de la conduite de négociations de grande portée et complexes, portant sur des questions très diverses, avec, entre autres, des donateurs ou des fonctionnaires gouvernementaux, des partenaires et des médias; • Aptitude à assurer la visibilité du PAM dans les médias et à animer des points de presse de telle sorte qu’il soit rendu compte de façon appropriée de l’action que mène le PAM dans le cadre de situations fortement médiatisées et de nature extrêmement délicate; • Expérience de la gestion d’initiatives de collecte de fonds de grande ampleur et complexes, avec des résultats très positifs; • Expérience de la conduite d’opérations d’urgence, de grande portée et hautement complexes, idéalement dans un lieu d’affectation difficile; • Autres activités professionnelles exercées préalablement en République démocratique du Congo souhaitables; • Aptitude avérée à mettre en œuvre des changements et obtenir des résultats dans des contextes délicats sur le plan opérationnel; • Aptitude à la direction − avec un degré élevé d’intégrité − et capacité à prendre en compte l’ensemble des tenants et aboutissants avant d’arrêter une décision; • Sens solide de la diplomatie et connaissance intuitive de la dynamique organisationnelle, pour gérer avec tact et efficacité des relations de confiance complexes; • Excellente présentation, aptitude à s’exprimer en public et compétences d’ensemble en matière de communication. QUALIFICATIONS MINIMALES REQUISES • Formation: diplôme universitaire de niveau supérieur en économie, développement international, sciences sociales ou dans une autre discipline pertinente, ou diplôme universitaire de base complété par plusieurs années d’expérience professionnelle pertinente ou par une formation ou des cours de niveau supérieur. • Connaissances linguistiques: maîtrise (niveau C) de l’anglais et du français. MODALITÉS ET CONDITIONS Le candidat retenu sera employé sur la base d’un contrat de durée déterminée soumis à la politique de rotation du personnel, pour une durée de deux ans dans un même lieu d’affectation avec une période d’essai d’un an. Le PAM offre des prestations et avantages motivants − outre la rémunération de base, une indemnité de poste, une prime de réinstallation, des indemnités de voyage et de déménagement, 30 jours de congé annuel, un droit à congé dans les foyers, une indemnité pour frais d’études pour les enfants à charge, un régime de retraite et une assurance maladie. On trouvera plus de détails à l’adresse icsc.un.org. DATE LIMITE DE DÉPÔT DES CANDIDATURES 16 août 2020 Pour postuler veuillez cliquer sur le lien suivant https://bit.ly/external_posting_CountryDirectorDRCD2 Le PAM est à la recherche de candidats d’une intégrité et d’un professionnalisme sans faille, qui partagent nos principes humanitaires. La personne choisie le sera à l’issue d’une présélection, sachant que le Programme promeut la diversité et l’équilibre de la représentation des femmes et des hommes. Les candidates et les candidats possédant les qualifications requises qui sont originaires d’un pays en développement sont particulièrement encouragés à postuler.   Le PAM ne tolère aucune forme de discrimination et n’exerce donc aucune discrimination envers les personnes vivant avec le VIH/sida. Ni l’Auditeur externe du PAM ni les membres du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires (CCQAB), de la Commission de la fonction publique internationale (CFPI), du Comité financier de la FAO, du Comité d’audit du PAM, du Corps commun d’inspection (CCI) ou d’autres organes similaires du système des Nations Unies exerçant des responsabilités de supervision à l’égard du PAM ne peuvent faire acte de candidature à un poste à pourvoir au PAM (quel que soit le type de contrat auquel il est assujetti), que ce soit pendant leur période de service ou durant trois ans à compter de la cessation de service. WFP-Country Director (1)
2020-07-31 14:05:00
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