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À Dakar, Macky Sall et Paul Kagamé appellent l’Afrique à renouer avec l’innovation scientifique

Par Jeune Afrique avec AFP  | 

À l'ouverture du "Next Einstein Forum" (NEF), mardi à Dakar, les présidents sénégalais, Macky Sall, et rwandais, Paul Kagamé, ont appelé l'Afrique à renouer avec l'innovation scientifique.

Plus de 1 000 scientifiques et participants représentant plus d’une centaine de pays ont répondu présents à cet événement organisé par l’Institut africain pour les sciences mathématiques (AIMS), du 8 au 10 mars, au Centre international Abdou Diouf de Dakar (Cicad).

À cette occasion, le président sénégalais, Macky Sall, a accueilli lundi en personne sur le tarmac de l’aéroport son homologue rwandais, Paul Kagamé. Et mardi, tous deux ont appelé à promouvoir la science, la recherche et l’éducation sur le continent.

Investir pour rattraper le retard

« L’Afrique ne peut pas simplement consommer des technologies produites ailleurs », a déclaré Paul Kagamé, accusant le « retard » pris par l’Afrique, « dépassée par les trois dernières révolutions industrielles ».

« Nous n’investissons pas suffisamment dans la recherche et le développement. Le nombre d’étudiants en sciences au niveau supérieur est très faible », a-t-il ajouté. Or « la richesse de notre continent demain dépend de ce que nous mettons dans l’esprit de nos enfants », a ajouté Paul Kagamé, dont le pays accueillera la prochaine édition du forum, en 2018.

Les jeunes représentent un potentiel inépuisable pour l’avenir de l’Afrique pourvu qu’ils soient formés, sinon c’est une bombe

« La jeunesse africaine doit renouer avec la tradition de recherche qui a assuré l’éclat du continent », a renchéri Macky Sall. Les jeunes représentent « un potentiel inépuisable pour l’avenir de l’Afrique pourvu qu’ils soient formés, sinon c’est une bombe », a-t-il ajouté.

Fuite des cerveaux

Outre le manque d’investissements dans la recherche et l’éducation, il y a le problème de la fuite des cerveaux. « Il y a plus d’ingénieurs africains aux États-Unis qu’en Afrique », relève ainsi le responsable du NEF, Thierry Zomahoun. En cause notamment, selon lui, de mauvaises conditions de travail pour les chercheurs sur le continent.

 

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