Droits de l’homme

Algérie : Kamel Daoud gagne son procès contre le prédicateur salafiste Abdelfattah Hamadache

N'hésitant pas à briser les tabous, l'écrivain algérien, Kamel Daoud, est connu pour ses critiques acerbes du rapport des musulmans avec leur religion . © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

Six mois de prison, dont trois ferme. C’est le verdict du tribunal d’Oran, prononcé mardi contre le prédicateur salafiste qui avait émis une fatwa contre l’écrivain Kamel Daoud, appelant à son exécution.

Le tribunal d’Oran (à l’ouest d’Alger) a rendu ce matin 8 mars son verdict sur le procès opposant l’écrivain Kamel Daoud au prédicateur salafiste, Abdelfattah Hamadache, leader du parti du Front de la sahwa islamique (non reconnu officiellement). « Le prédicateur a été condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme, et à 50 000 dinars d’amende (près de 500 euros) », selon une source sur place.

Ni Kamel Daoud ni Abdelfattah Hamadache n’ont assisté au prononcé du verdict.

Fatwa pour apostasie

Le 1er mars, le procureur auprès du tribunal d’Oran avait requis six mois de prison ferme contre le prédicateur salafiste qui a demandé l’exécution de l’écrivain pour apostasie après que ce dernier ait critiqué le rapport des musulmans à leur religion sur le plateau d’une chaîne de télévision française.

Prix Goncourt 2015 pour son premier roman Meursault, contre-enquête, Kamel Daoud est, depuis quelques semaines, l’objet d’une polémique suite à une tribune sur le rapport malade à la femme dans le monde arabe-musulman.

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