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Cet article est issu du dossier «Les francs-maçons africains au pied du mur»

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Politique

RDC – Congo Brazzaville : deux rives, deux frères (maçons)

En 2014, une réunion rituelle a contribué à stopper l'expulsion par le Congo de ressortissants de la RD Congo en situation illégale. © JUNIOR D. KANNAH/AFP

Déclenchée en 2014 pour expulser les ressortissants de la RD Congo en situation illégale au Congo, l'opération Mbata ya bakolo (« La gifle des aînés », en lingala) a provoqué une querelle épistolaire dans le petit monde maçonnique des deux Congos.

Une lettre signée par un collectif de maçons (principalement issus de la diaspora) a été adressée au « frère président » Denis Sassou Nguesso afin de demander la fin des expulsions. À Kinshasa – où l’on ne compterait que 300 membres (principalement au sein du Grand Orient du Congo, dont le grand maître est Augustin Kabangui), et où le chef de l’État, Joseph Kabila, a jusque-là refusé d’être initié (la pression des évangélistes antimaçons est importante) -, la démarche est inhabituelle. Vexé, ne reconnaissant à ce collectif aucune légitimité, l’adjoint au grand maître Sassou Nguesso, Jean-Dominique Okemba, a vivement répliqué. Les frères des deux rives ont fini par se calmer et par se retrouver à Kinshasa, lors d’une réunion rituelle ayant pour thème la coopération maçonnique sous-régionale. Une assemblée qui a été déterminante dans l’arrêt des expulsions.

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