Banque

Barclays officialise la cession de sa filiale panafricaine, évaluée à plus de 4 milliards d’euros

Barclays Africa Group

Barclays Africa Group © Barclays Group

La banque entend laisser le contrôle de sa participation dans Barclays Africa Group Limited au cours des deux à trois prochaines années, a indiqué le groupe britannique ce mardi.

Après près de trois mois d’intenses spéculations sur ses intentions, le groupe bancaire britannique Barclays a confirmé ce mardi son ambition de céder ses parts dans Barclays Africa Group Limited (BAGL).

« Nous annonçons aujourd’hui notre intention de réduire au cours des deux à trois prochaines années notre participation de 62,3 % dans notre branche africaine BAGL à un niveau qui permette sa déconsolidation comptable et en termes de régulation », écrit le groupe britannique dans son rapport annuel.

Valorisation

Barclays Africa Group, coté à la Bourse de Johannesburg, contrôle directement la plupart des activités africaines (dont la banque sud-africaine Absa) du groupe britannique, à l’exception de l’Égypte et du Zimbabwe.

Barclays Africa Group compte 12 millions de clients à travers douze pays africains (principalement en Afrique australe et orientale ainsi qu’au Nigeria et au Ghana), pour 42 000 employés et 1 251 agences dans la région.

Sur la base de la valorisation de l’action Barclays Africa, la part de Barclays vaut quelque 71,9 milliards de rands (4,07 milliards d’euros).

Défis spécifiques

Dans son rapport, Barclays souligne que « BAGL est une entreprise bien diversifiée et une franchise de haute qualité ».

Toutefois, explique le groupe bancaire, sa participation dans BAGL « présente des défis spécifiques à Barclays en tant que propriétaire », notamment en ce qui concerne le niveau de capital détenu à l’égard de BAGL, en terme de fiscalité sur les activités bancaires internationales « et d’autres exigences réglementaires ».

L’annonce de Barclays intervient au terme d’une année 2015 assez difficile durant laquelle sa perte nette a doublé à -394 millions de livres sterling, malgré une produit net bancaire stable (+1 %) à 23,34 milliards de livres sterling.

Les résultats du groupe britannique ont été particulièrement affectés par une envolée des provisions versées dans un scandale d’assurance-crédits au Royaume-Uni (PPI), soit 2,2 milliards de livres de provisions (2,8 milliards d’euros), contre 1,3 milliard en 2014.

Ambition : être la première banque africaine

En 2015, les revenus de Barclays Africa Group (réalisés pour trois quarts en Afrique du Sud) ont augmenté de +6 % pour atteindre 67,198 milliards de rands (3,986 milliards d’euros), pour un bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de 14,287 milliards de rands (847,62 millions d’euros).

Dans un message publié ce mardi, Maria Ramos, directrice général de Barclays Africa Group a tenu à rappeler que la sortie annoncée de son actionnaire majoritaire « n’affectera en aucune manière les clients du groupe bancaire ».

« Notre avenir en tant que Barclays Africa est très lumineux et notre ambition d’être la première banque de l’Afrique reste inchangée. […] Rien dans les annonces d’aujourd’hui ne va nous faire dévier ou changer notre cours. Nous ne sortons d’aucune de nos opérations dans aucun de nos marchés africains », a-t-elle ajouté.

Barclays n’est pas la seule banque britannique à connaître des difficultés sur le continent. La semaine dernière, Standard Chartered annonçait avoir basculé dans le rouge.

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