Économie

Africa50 veut lever un milliard de dollars en 2016

Six mois après son assemblée constitutive, le fonds panafricain Africa50 va financer une dizaine de projets en 2016 pour un montant d’environ 200 millions de dollars a annoncé à « Jeune Afrique », son directeur général, Alassane Bâ. Le fonds veut également lever un milliard de dollars auprès des institutions financières.

Par - Envoyé spécial à Casablanca
Mis à jour le 29 février 2016 à 19:19

Le Mauritanien a été formé en économie à Dakar et à Paris. © Hassan Ouazzani pour J.A.

Lancé en septembre 2013 par la Banque africaine de développement (BAD) et la fondation Made in Africa, le fonds panafricain Africa50 dédié au financement de projets dans les domaines de l’énergie, de l’électricité ou des infrastructures de transport commence à prendre son envol.

L’énergie, cible prioritaire

En marge du forum Afrique développement organisé par Attijariwafa bank à Casablanca du 24 au 26 février, le directeur général du fonds a annoncé le financement d’une dizaine de projets en 2016 pour un montant d’environ 200 millions de dollars. « Nous sommes extrêmement contents des progrès réalisés depuis la création d’Africa50. Nous travaillons actuellement au recrutement et au financement d’une dizaine de projets pour un montant d’environ 200 millions de dollars. Mais le projet Africa50 s’élève globalement à plus de trois milliards de dollars », a expliqué Alassane Bâ à Jeune Afrique.

Lors de son assemblée générale constitutive en juillet à Casablanca, Africa50 avait démarré avec un capital initial de 830 millions de dollars apportés par ces premiers actionnaires (une vingtaine de pays africains et la BAD).

Basé à Casablanca Finance City, Africa50 cible prioritairement l’énergie. « C’est le secteur où les business modèles sont beaucoup plus développés », justifie Alassane Bâ. Ces projets vont couvrir l’ensemble des régions du continent alors que plus de 600 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité.

Second closing

Parallèlement, le fonds prépare son second closing prévu d’ici la fin de cette année. « Nous souhaitons lever un milliard de dollars cette fois-ci auprès des institutions financières africaines et non africaines [Banques centrales, compagnies d’assurances, fonds souverains et de pensions] », avance-t-il.