Politique

Présidentielle au Gabon : Ali Bongo Ondimba annonce sa candidature à un deuxième mandat

Ali Bongo Ondimba a annoncé sa candidature depuis depuis un chantier de construction dans la localité forestière d'Ozouri, le 29 février., en compagnie de son épouse. © Presse présidentielle - DCP

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a annoncé lundi 29 février qu'il serait candidat à un deuxième mandat lors de l'élection présidentielle du second semestre 2016, dont la date n'a pas encore été fixée.

Ali Bongo Ondimba, 57 ans, a annoncé sa candidature lors d’un déplacement au pont d’Ozouri, le chantier de la route Port Gentil – Omboué. Accompagné de son épouse Sylvia Bongo Ondimba, le président gabonais a officiellement annoncé qu’il briguerait un second mandat : « Je vous annonce ma candidature à l’élection présidentielle de cette année ».

Élu en 2009, Ali Bongo Ondimba avait succédé à son père Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. Lors de son annonce, le chef de l’État a assuré vouloir lutter « avec détermination contre les privilèges indus et bâtir un meilleur vivre ensemble » lors d’un deuxième septennat.

Élection à un tour 

Il a également promis vouloir œuvrer pour « passer d’une économie de rente à une économie diversifiée ». Le Gabon tire l’essentiel de ses ressources de la production pétrolière, même si la production stagne depuis des années et que le prix du baril a drastiquement chuté.

Lors de l’élection à un tour, prévue en août ou septembre 2016, le président gabonais affrontera un adversaire qu’il connaît bien : Jean Ping, originaire d’Omboué, localité toute proche d’Ozouri. Ce dernier, ancien ministre des Affaires étrangères d’Omar Bongo, également passé de 2008 à 2012 par la présidence de la Commission de l’Union africaine, a officiellement annoncé sa candidature le 13 février dernier.

La plainte déposée en France visant l’acte de naissance d’ABO classée sans suite

Sur le chantier du pont d’Ozouri, ABO est également revenu sur la polémique entourant son acte de naissance. « Rien ne m’a été épargné par les adversaires du changement », a-t-il déclaré. Une allusion directe à ses opposants – dont bon nombre sont d’anciens caciques du régime de son père – qui l’accusent d’être un enfant adoptif né au Nigeria.

Des assertions régulièrement démenties par la présidence, qui a porté l’affaire en justice. Une plainte pour faux visant son acte de naissance, déposée en France par Onaida Maisha Bongo Ondimba, sa demi-sœur et l’une des héritières d’Omar Bongo Ondimba, a d’ailleurs été classée sans suite lundi.

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