Sécurité

Libye : Tripoli annonce la capture du chef de l’EI à Sabrata

| Par Jeune Afrique avec AFP
Des combattants fidèles au gouvernement, le 23 février 2016 à Benghazi.

Des combattants fidèles au gouvernement, le 23 février 2016 à Benghazi. © AFP

Le chef de l’organisation terroriste État islamique (EI) pour la ville de Sabrata, près de Tripoli, a été capturé avec deux de ses compagnons, a annoncé jeudi le ministère de l’Intérieur du gouvernement libyen non reconnu par la communauté internationale.

L’émir de l’État islamique (EI) pour la ville de Sabrata (70 km à l’ouest de Tripoli), Mohammad Saad al-Tajouri, surnommé Abou Sleimane aurait été capturé, a indiqué jeudi 25 février le ministère de l’Intérieur du gouvernement de Tripoli.

Le communiqué posté sur la page Facebook de l’unité des Forces spéciales de dissuasion du ministère de l’Intérieur fait également état de l’arrestation au cours de la même opération du collaborateur (du chef local de l’EI) Salem al-Omari, surnommé Abou Zeid, ainsi que d’Ahmad Dahim, surnommé Abou Hamza al-Tajouri, qui a coordonné leur déplacement et installation à Sabrata.

Des combats ont par ailleurs eu lieu jeudi dans deux localités à quelques kilomètres à l’ouest de Sabrata entre des membres de l’EI et les forces appartenant au gouvernement de Tripoli, selon l’agence Lana proche de ce dernier, non reconnu par la communauté internationale.

Selon l’agence, les heurts sont intervenus après que le chef d’état-major des autorités de Tripoli a ordonné d’attaquer des endroits où se cachaient les membres de l’EI.

L’EI sous pression

Des combattants de l’EI avaient réussi mardi à occuper pendant plusieurs heures le centre de Sabrata, avant d’en être chassés par la coalition de milices Fajr Libya dont 18 miliciens ont perdu la vie.

C’était la première fois que le groupe extrémiste, particulièrement sous pression depuis une semaine, se manifestait dans Sabrata, ville située sur la route côtière liant Tripoli à la frontière tunisienne.

Vendredi dernier, un raid aérien américain contre un camp de l’EI à Sabrata avait fait une cinquantaine de morts, dont un responsable tunisien de l’organisation jihadiste ainsi que deux Serbes qui avaient été enlevés en novembre en Libye. Le ministère américain de la Défense a cependant nié être responsable de la mort de ces derniers.

 

 

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