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La BPCE s’implante au Mali et à Madagascar

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La BPCE, deuxième groupe bancaire français, signe ses premières opérations au sud du Sahara (au Mali et à Madagascar), une région qu’il juge stratégique.

Annoncées publiquement il y a quelques mois, les ambitions africaines du Groupe BPCE prennent forme. En une semaine, le deuxième groupe bancaire français, qui s’appuie sur les réseaux des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne, a pris le contrôle d’une banque malgache et s’est introduit au capital d’une banque malienne. Présageant d’autres opérations à venir, notamment en Afrique de l’Ouest, pour ce groupe déjà actif au Cameroun, au Congo-Brazzaville, à Maurice, en Tunisie, ainsi que, via une participation minoritaire, au Maroc.

À Madagascar, BPCE rachète les parts d’un autre français, BNP Paribas, qui avait lancé l’année dernière un processus en vue de céder ses 75% de parts détenues dans la Banque Malgache de l’Océan Indien (BMOI). Sorti vainqueur devant plusieurs autres candidats, dont le Gabonais BGFI Bank, BPCE récupère ainsi l’une des cinq grandes banques du pays et l’une des plus rentables, affichant un produit net bancaire (chiffre d’affaires) de 20 millions d’euros pour près de 9 millions de bénéfices l’année dernière.

Priorité à l’Afrique subsaharienne

Au Mali, BPCE ne prend qu’une participation minoritaire, s’octroyant 19,4% de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les parts étaient auparavant détenues directement par la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest. Fondée il y a trois décennies, la BNDA est la troisième banque du pays, se positionnant en termes de revenus derrière la Banque de Développement du Mali (BDM) et Ecobank Mali. Elle est surtout le premier financier du secteur agricole, via les organisations paysannes mais aussi les institutions de microfinance. Au conseil d’administration, le Français siègera aux côtés de la République du Mali (36,5% des parts), de l’Agence française de développement (AFD) et de sa consœur allemande, DEG (44,1% des parts à elles-deux).

Fort de ces acquisitions, BPCE, qui affiche 36 millions de clients en France pour 8 000 agences, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Le groupe, qui a fait de l’Afrique subsaharienne l’une de ses priorités à l’international, entend consacrer un milliard d’euros environ à sa politique de rachat. De quoi financer de multiples opérations.

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