Banque

Maroc : Attijariwafa bank portée par ses filiales africaines

Façade d'une agence dakaroise de la banque CBAO, filiale sénégalaise du groupe Attijariwafa Bank © Sylvain Cherkaoui/Cosmos pour Jeune Afrique

Confrontée à une crise du crédit et à un repli des activités sur son marché domestique, la première banque privée du royaume solde malgré tout l’année 2015 sur une hausse des résultats grâce à ses activités internationales. Les détails.

Attijariwafa bank n’a pas été épargnée par la baisse des crédits distribués à l’économie durant une année 2015 marquée par le ralentissement du recours au crédit bancaire. Les comptes de la banque arrêtés par son conseil d’administration, réuni le 23 février, révèlent une baisse de l’encours net de crédit au Maroc de 2,8%.

Mais les filiales africaines de l’aile bancaire de la Société nationale d’investissement (SNI) ont pris le relais pour pallier ce recul. Avec une hausse des encours de 18,4% au sein des filiales subsahariennes et de 7,5% en Tunisie, les crédits sur clientèle du groupe Attijariwafa bank n’ont, au final, régressé que de 0,8% pour s’établir à 253 milliards de dirhams (23,3 milliards d’euros).

Les filiales africaines de la banque ont aussi été déterminantes dans la progression de son résultat net. Leur contribution a augmenté de 30% entre 2014 et 2015 dans le bénéfice consolidé de la banque qui ressort à 4,5 milliards de dirhams, en progression de 3,4%. Une prouesse qui s’explique entre autres par le renforcement de la participation d’Attijariwafa Bank dans le capital de la CBAO au Sénégal et de la SIB en Côte d’Ivoire.

Un PNB en baisse, une première depuis 2003

Le fait marquant des comptes 2015 de la banque reste néanmoins la baisse de 2,3% constatée au niveau de son Produit net bancaire (PNB). Une première depuis la naissance du groupe en 2003, suite à la fusion entre la BCM et Wafabank. Ce repli est principalement dû à l’effondrement de 24% des résultats des activités de marché qui avaient enregistré une année 2014 exceptionnelle.

Les autres composantes du PNB s’inscrivent plutôt en hausse : la marge sur commissions et la marge sur intérêts se sont appréciées de plus de 4%. Il n’empêche que le résultat brut d’exploitation s’est déprécié de 6% pour s’établir à 10,2 milliards de dirhams. Mais la gestion anticipative du risque, qui a permis à Attijariwafa de baisser de 27% ses créances en souffrance, ont permis de limiter les dégâts. Le résultat d’exploitation affiche une petite appréciation de 0,8% à 8 milliards de dirhams.

Malgré ces performances en demi-teinte, le groupe bancaire jouit toujours de la confiance des analystes financiers. CFG Bank continue de recommander le titre Attijariwafa bank à l’achat avec un cours cible de 357 dirhams – que le groupe n’atteignait pas mercredi à la clôture de la bourse de Casablanca. Le titre y a cédé -1,20% à 330 dirhams.

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