Politique

Burundi : nouvelle attaque à la grenade à Bujumbura avant la visite de Ban Ki-moon

Arrestation d'un homme par la police après une attaque à la grenade à Bujumbura au Burundi, le 3 février 2016. © STR/AP/SIPA

Cette triple attaque à la grenade dans la capitale burundaise, qui a fait deux morts et une dizaine de blessés, intervient à quelques heures de la visite du Secrétaire général des Nations unies.

Au moins deux personnes ont été tuées, une dizaine d’autres blessées lundi matin dans deux explosions de grenades à Bujumbura, a rapporté à l’AFP le maire de la capitale burundaise, Freddy Mbonimpa, ce 22 février.

Triple attaque

La première grenade a été lancée au marché Kwa Siyoni dans le quartier de Ngagara (nord de la capitale), faisant un mort et sept blessés a-t-il précisé. Ce n’est pas la première fois que ce quartier est frappé par une attaque de grenade. Le 15 février dernier, un enfant avait ainsi été tué.

Une deuxième a explosé plus tard dans le marché de Kamenge (nord-est) faisant là-aussi un mort et deux blessés,  suivie d’une troisième grenade, lancée dans le quartier de Butere (nord-ouest de la capitale), qui n’a pas fait de blessé, a également informé le maire de la capitale burundaise.

Trois hommes arrêtés

Trois hommes ont été arrêtés en lien avec ces attaques, a-t-il enfin indiqué. Selon le maire et des témoins, les responsables de ces actes se déplacent à moto et enveloppent les grenades dans des sachets en plastique au moment de les lancer.

Depuis début février, la capitale burundaise est en proie à une recrudescence d’attaques armées. Le pouvoir et l’opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de ces attaques.

Ban Ki-moon doit rencontrer Nkrurunziza

Ce nouvel épisode meurtrier intervient à quelques heures de la venue du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, attendu à Bujumbura dans l’après-midi. Celui-ci doit rencontrer Pierre Nkurunziza mardi matin pour « faire pression » et essayer d’infléchir sa position.

Au début du mois, dans la lignée de son 26ème sommet à Addis-Abeba, l’Union africaine avait envoyé pas moins de quatre présidents et un Premier ministre pour tenter de convaincre le président burundais, qui en rejette catégoriquement le principe, d’accepter l’envoi d’une force de stabilisation au Burundi.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte