Sécurité

Deux Serbes enlevés en Libye tués dans une frappe aérienne américaine

| Par AFP
Capture d'écran d'une vidéo, diffusée par Aamaq News Agency et fournie par le site américain de surveillance (SITE), le 9 juin 2016, montrant le drapeau de l'EI sur une centrale électrique à Syrte, en Libye.

Capture d'écran d'une vidéo, diffusée par Aamaq News Agency et fournie par le site américain de surveillance (SITE), le 9 juin 2016, montrant le drapeau de l'EI sur une centrale électrique à Syrte, en Libye. © AFP

Deux ressortissants serbes qui avaient été enlevés en novembre dernier en Libye ont péri lors de la frappe aérienne américaine contre un camp d’entraînement du groupe Etat islamique, a annoncé samedi le ministre Serbes des Affaires étrangères Ivica Dacic.

« Malheureusement, la conséquence de cette frappe contre l’Etat islamique est qu’ils ont péri », a déclaré M. Dacic lors d’une conférence de presse à Belgrade, au lendemain du raid américain.

 Les deux fonctionnaires de l’ambassade de Serbie en Libye, Sladjana Stankovic, chargée des communications et son chauffeur Jovica Stepic avaient été enlevés le 8 novembre dans la ville côtière de Sabratha, un bastion islamiste, à environ 70 km à l’ouest de la capitale Tripoli.

Ils voyageaient dans un convoi de véhicules de la mission diplomatique serbe se dirigeant vers la Tunisie, qui a essuyé des tirs avant que les deux fonctionnaires ne soient enlevés.

Des avions de combat américains ont mené vendredi un raid contre un camp d’entraînement du groupe Etat islamique (EI) en Libye, qui a fait une cinquantaine de morts. C’était la deuxième fois en trois mois que les Etats-Unis menaient des frappes ciblées contre l’EI en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011.

Des ressortissants serbes, médecins, infirmiers, ingénieurs ou ouvriers du bâtiment, arrivés à l’époque où les relations entre Belgrade et le régime de Mouammar Kadhafi étaient étroites, travaillent en Libye depuis des dizaines d’années.

Beaucoup d’entre eux, surtout ceux travaillant dans des hôpitaux, ont refusé de quitter la Libye au moment de la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

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