Politique

Manuel Valls à Bamako : la lutte contre les terroristes est un « combat contre la barbarie »

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Mis à jour le 19 février 2016 à 09:28

Le Premier ministre malien Modibo Keita (d) regarde son homologue français Manuel Valls (C) et le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian (G). © AFP

Le Premier ministre français Manuel Valls a qualifié jeudi soir à Bamako la lutte contre le jihadisme de « combat contre la barbarie », assurant que son pays se portait garant de l’accord de paix au Mali.

« Aujourd’hui la réconciliation est en marche », s’est félicité Manuel Valls, arrivé à Bamako dans la soirée, jeudi 18 février, accompagné de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, en référence à l’accord de paix signé en mai-juin 2015 par le camp gouvernemental et l’ex-rébellion à dominante touarègue.

« La France continue à se porter garante de cet accord », a-t-il souligné, lors d’une rencontre avec la communauté française, après un premier entretien avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. « Il faut défendre la liberté. La France est engagée pleinement et totalement, c’est un combat essentiel de l’humanité contre la barbarie », a affirmé Manuel Valls.

Gao et Ouagadougou après Bamako

« Le combat se poursuit aujourd’hui avec l’opération Barkhane. Barkhane est un succès reconnu partout dans le monde », s’est félicité le Premier ministre français, en référence au dispositif de lutte contre les jihadistes qui a remplacé Serval depuis août 2014 et dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble sahélo-saharien.

La visite de Manuels Valls au Mali se poursuit vendredi, avec notamment un déplacement à Gao, où se trouve la principale base de Barkhane dans le pays, puis il se rendra samedi au Burkina Faso, où il rencontrera le nouveau président, Roch Marc Christian Kaboré, à Ouagadougou, frappé, comme Bamako deux mois auparavant, par un attentat jihadiste meurtrier le 15 janvier dernier.