BTP & Infrastructures

Transport ferroviaire : une co-entreprise algéro-chinoise pour les lignes à grande vitesse

Infrafer est sous la tutelle du ministère algérien du Transport. © DR

L'Entreprise nationale de réalisation d'infrastructures ferroviaires (Infrafer) et le groupe de BTP China Railway Construction Corporation (CRCC) ont signé lundi à Alger un protocole d'accord pour la création d'une société mixte spécialisée dans la réalisation des voies ferrées à grande vitesse.

Le protocole d’accord pour la création de cette co-entreprise a été signé par le PDG d’Infrafer, Slimane Bouchama, et le vice-directeur général de CRCC International, Wei Waizheng en présence du ministre des Transports, Boudjemaa Talai, en marge du 3e Salon international des transports, de la logistique et de la mobilité organisé à Alger du 15 au 18 février.

China Railway Construction Corporation est impliqué dans plusieurs initiatives dans le domaine du transport ferroviaire africain notamment au Nigeria, en Angola et au Sénégal.

« La future société mixte algéro-chinoise, qui devrait voir le jour d’ici six mois, sera spécialisée principalement dans la pose des voies ferrées à grande vitesse, un créneau où Infrafer ne possède pas encore une expérience », a indiqué à l’agence officielle APS Slimane Bouchama après la signature de l’accord.

Électrification et signalisation

L’accord prévoit aussi la construction d’une usine de fabrication de pièces pour l’électrification des voies ferrées et les systèmes de signalisation et de télécommunication. La réalisation d’études ferroviaires, de grands travaux d’ouvrages d’art et de tunnels figurent également parmi les objectifs de ce partenariat, a indiqué sans plus de précisions Slimane Bouchama.

Le protocole d’accord est soumis à la validation du Conseil de participation de l’État algérien – Infrafer est sous la tutelle du ministère des Transports. Le montant des investissements prévus dans le cadre de cette co-entreprise n’a pas été communiqué.

Le réseau ferré algérien s’étend sur 4 576 kilomètres, dont 3 854 km sont en exploitation et à peine 324 km sont électrifiés, selon la Société nationale des transport ferroviaires de l’Algérie (SNTF).

Plusieurs projets d’extension de ce réseau ont été évoqués pour atteindre 12 000 kilomètres d’ici à 2025. L’idée d’une ligne à grande vitesse reliant l’Algérie et deux de ses voisins (la Tunisie et le Maroc), avancée il y a une dizaine d’années, ne s’est pas encore concrétisée.

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