Energie

Pétrole : l’Arabie saoudite accepte de geler sa production pour stabiliser l’économie mondiale

Une raffinerie de pétrole. (Photo d'illustration) © Anis Belghoul/AP/SIPA

L'Arabie saoudite et la Russie, deux grands producteurs de pétrole, sont convenues mardi, au terme d'une réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, de geler leur production à son niveau de janvier, a annoncé le ministre qatari de l'Energie.

Afin de stabiliser les marchés pétroliers, les quatre pays sont convenus de geler la production à son niveau de janvier, pourvu que les autres grands producteurs fassent de même, a déclaré aux journalistes Mohammed Saleh al-Sada, le ministre qatari de l’énergie et de l’industrie.

Il a ajouté que des contacts intensifs devraient avoir lieu entre producteurs membres et non-membres de l’Opep, soulignant que l’initiative est destinée à stabiliser le marché, dans l’intérêt non seulement des producteurs et des exportateurs de brut, mais aussi de l’économie mondiale.

Le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, a indiqué pour sa part qu’il s’agissait du début d’un processus que nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d’autres mesures sont nécessaires pour stabiliser le marché.

Nous ne voulons pas d’importantes variations de prix. Nous ne voulons pas réduire l’offre. Nous voulons répondre à la demande et stabiliser les prix sur les marchés internationaux, a encore dit le ministre saoudien.

Anxiété grandissante

Les pays producteurs africains, le Nigeria et l’Algérie en tête, plaident depuis plus d’un an pour une réduction de la production de pétrole afin de soutenir les prix.

L’Arabie saoudite s’était jusqu’à présent résolument opposée à toute action visant à réduire sa production de pétrole.

Si la décision de ce mardi ne prévoit pas une baisse mais un simple maintien du niveau des exportations, elle traduit clairement l’anxiété grandissante des pays producteurs alors que le baril s’écoule autour de 30 dollars, contre environ 50 dollars en 2015 et plus de 100 dollars mi-2014. Le cours actuel est en dessous des prédictions faites par les analystes au début de l’année.

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