Energie

Algérie : Sonelgaz à la recherche de 1 000 milliards de dinars

Sonelgaz doit mobiliser 4 800 milliards de dinars d'ici 2025 pour financer notamment la production additionnelle de 27,8 gigawatts (GW) d'électricité supplémentaire.

Sonelgaz doit mobiliser 4 800 milliards de dinars d'ici 2025 pour financer notamment la production additionnelle de 27,8 gigawatts (GW) d'électricité supplémentaire. © Sonelgaz

Le groupe public, spécialisé dans la production et la distribution d’électricité dans le pays, envisage de recourir aux marchés financiers internationaux pour financer les 1 000 milliards de dinars (8,5 milliards d’euros) qui manquent à son plan d’investissements d’ici à 2018.

La Société nationale de l’électricité et du gaz de l’Algérie (Sonelgaz) a levé un peu le voile sur les chemins qu’elle compte suivre pour financer l’immense gap de son plan de développement.

S’exprimant à Alger ce lundi 15 février, Noureddine Bouterfa, PDG de Sonelgaz, a indiqué que le groupe public devait « trouver une solution à un gap de 1 100 milliards de dinars » sans lesquels l’entreprise « ne pourrait pas finaliser son programme d’investissements d’ici 2018 », rapporte l’agence de presse nationale APS.

40,3 milliards d’euros d’investissement d’ici 2025

L’entreprise publique, responsable de la production et de la distribution d’électricité en Algérie, doit mobiliser 4 800 milliards de dinars d’ici 2025 pour financer la production additionnelle de 27,8 gigawatts (GW) d’électricité, l’ajout de 34 370 km au réseau de transport d’électricité et de 12 748 km au réseau de transport gaz, la réalisation de 2,9 millions de branchements électricité et celle d’environ 3,7 millions de branchements gaz. Ce qui permettra de couvrir une partie du coût des ces investissements pharaoniques, estimé à 5 760 milliards de dinars.

Si en septembre dernier, Abderahmane Benkhalfa, le ministre des Finances algérien, avait indiqué que Sonelgaz pourrait réaliser un emprunt obligataire en 2016 pour financer une partie de ses besoins, dans son intervention ce lundi, Noureddine Bouterfa a laissé entendre que le marché financier local ne serait peut-être pas suffisant.

Le marché financier local insuffisant

Selon l’APS, le dirigeant algérien a indiqué qu’un emprunt obligataire national ne pouvait pas assurer à Sonelgaz « plus de 30 milliards dinars ». Un montant qui, associé aux 75 milliards de dinars que devrait rapporter d’ici 2018 ans la hausse de la tarification de la consommation de l’électricité et de gaz, ne permettrait de récolter guère plus que 100 milliards de dinars au total.

Par conséquent, le Groupe Sonelgaz compte recourir aux marchés financiers internationaux pour financer ses programmes d’investissement, a indiqué Noureddine Bouterfa, en précisant qu’il s’agit d’une « mesure d’urgence ». Un groupe de travail a « déjà été installé pour étudier [cette] éventualité », a-t-il dévoilé. Une telle opération ne pourrait pas être réalisée sans l’aval des pouvoirs publics.

Restructurée en 2001 en groupe industriel, l’entreprise publique compte 39 filiales. Selon un rapport du Département américain de l’Énergie, la capacité de production d’électricité de l’Algérie a atteint 15,2 GW à la fin de 2013 (contre 12,9 GW fin 2012 et 11,4 GW fin 2011). La demande est attendue à 20 GW en période de pic dès 2017, contre 12,5 GW en 2014.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte