Société

Football : Hervé Renard sur le point de signer avec le Maroc

Hervé Renard est à Rabat depuis vendredi. Sa nomination officielle en tant que sélectionneur du Maroc, où il succédera à Badou Zaki, devrait intervenir mardi si les deux parties parviennent à un accord.

Mis à jour le 15 février 2016 à 15:01

Hervé Renard, entraîneur de la sélection marocaine. © Jacques Brinon/AP/SIPA

Il y a une quinzaine de jours, Hervé Renard (47 ans) était tout proche d’un accord avec la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), avant finalement de renoncer à entraîner les Lions indomptables.

Depuis, le Cameroun a engagé le Belge Hugo Broos et Renard a effectué le voyage à Rabat afin d’y rencontrer les dirigeants de la fédération marocaine (FRMF), lesquels ont pris soin d’éviter toute apparition publique du français. Dans la discrétion des locaux soigneusement choisis par la FRMF, les deux parties ont peaufiné les détails d’un contrat de trois ans, avec comme objectifs la qualification pour la CAN 2017 au Gabon et la Coupe du Monde 2018 en Russie.

Un salaire mensuel de 65 000 euros

Comme ce fût le cas en Angola, à l’USM Alger, en Zambie, en Côte d’Ivoire et à Lille, Renard sera accompagné de Patrice Beaumelle, son fidèle adjoint. Au Maroc, le champion d’Afrique 2012 et 2015 percevra un salaire mensuel d’environ 65 000 euros, primes non comprises, soit plus qu’en Côte d’Ivoire et à Lille, où il émargeait à 50 000 euros.

Tout semble bouclé

« Renard était la priorité du Maroc depuis un certain temps, car Badou Zaki n’obtenait pas les résultats espérés, et sa gestion de groupe, quasi militaire, créait des tensions. Mais Fouzi Lekjaa, le président de la fédération, avait d’autres pistes, dont celles de l’Italien Giovanni Trapattoni et du gallois John Toshack, l’entraîneur du WAC Casablanca. Car Lekjaa est du genre à fermer un dossier si un détail lui déplaît. Il y a deux ans, il avait renoncé à organiser Maroc-Brésil pour une bricole, alors que toutes les parties étaient d’accord sur les grandes lignes. Mais cette fois-ci, tout semble bouclé », a confié à Jeune Afrique une source proche de la FRMF.