Économie

Pétrole : Alger cherche un consensus pour une remontée des prix

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Mis à jour le 15 février 2016 à 09:46

Vue d’un site pétrolier au Cameroun. © Renaud VAN DER MEEREN pour Les Editons du Jaguar

 L’Algérie est en discussion avec les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l’Opep, pour trouver un accord qui permettrait de stabiliser le marché pétrolier et de faire remonter les prix, a indiqué dimanche le ministre algérien de l’Énergie, Salah Khebri.

Des contacts sont en cours pour stabiliser le marché, marqué par une offre excédentaire face à une faible demande, et l’absence d’une reprise économique, a déclaré M. Khebri, cité par l’agence de presse algérienne APS.

Ces discussions visent à dégager un consensus entre les pays producteurs afin de réduire leur production, a ajouté le ministre, dont le pays est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le fait que l’Opep n’ait pas pris de décision pour réduire la production en novembre 2014 a fait que le prix a continué à chuter, a-t-il dit.

Le pétrole s’échange autour de 30 dollars le baril, contre environ 50 dollars en 2015 et plus de 100 dollars mi-2014, exerçant une forte pression sur les revenus publics et les réserves de change des pays producteurs.

En jeu : la participation des pays non-Opep

Selon le ministre algérien, ces pourparlers ne se limitent pas aux seuls pays membres de l’Opep mais sont aussi menés avec les grands pays producteurs qui ne sont pas membres du cartel, comme la Russie.

L’Opep perd du terrain, ses parts sont passées de 44% dans les années 1990 à 31% actuellement, d’où l’importance que de grands pays producteurs non-Opep adhèrent à cette démarche de réduction de la production, a-t-il précisé.

Selon M. Khebri, les discussions butent sur la participation des pays non-Opep à cette perspective de baisse de leur production.

Concernant une éventuelle programmation d’une réunion des membres de l’Opep, le ministre a déclaré que l’Algérie n’ira pas en réunion s’il n’y a pas un accord au préalable sur la baisse de la production, puisque ça ne sert rien de convoquer une réunion extraordinaire pour aller à l’échec.