Conso & Distribution

Électroménager : l’algérien Condor vise le marché français en 2016

| Par - à Alger
Abderahmane Benhamadi, PDG du groupe industriel Condor, dans le showroom de l'usine, à Bordj Bou Arréridj (Algérie).

Abderahmane Benhamadi, PDG du groupe industriel Condor, dans le showroom de l'usine, à Bordj Bou Arréridj (Algérie). © Sidali Djenidi pour Jeune Afrique

Le producteur algérien d’électroménager, qui revendique une croissance record de +53 % en 2015, espère commercialiser ses produits en France à partir du second semestre 2016.

SPA Condor Electronics, filiale du groupe Benhamadi Antar Trade, a réalisé une année de vente exceptionnelle de ses produits électroniques et électroménagers atteignant une croissance de +53 % pour 2015, a annoncé Abderrahmane Benhamadi, président du conseil d’administration.

Une croissance tirée par le secteur IT, à savoir les téléphones portables et les tablettes, qui a permis de générer un chiffre d’affaires de 74 milliards de dinars (environ 629 millions d’euros au 31 décembre 2015) a précisé Abderrahmane Benhamadi lors d’un point presse au siège de l’entreprise à Bordj Bou Arreridj, à 200 km à l’est d’Alger, mercredi 10 février.

Depuis son entrée sur le marché de la téléphonie mobile en 2014, le constructeur algérien a rapidement construit un réseau de distribution, assurant ainsi à travers ses 140 showrooms une présence sur les 48 wilayas (régions) du pays dont les grandes villes du Sud. « Et contrairement à ses concurrents étrangers, Condor n’a pas de problèmes d’approvisionnement », souligne Ahmed Lateb, spécialiste du secteur industriel et directeur exécutif du cabinet EY à Alger.

Démocratisation

Autre raison de cette performance : l’introduction du réseau 3G et son extension à l’ensemble du territoire tout au long de l’année. « C’est avec l’arrivée de la 3G que les Algériens ont commencé à s’équiper de smartphones dont les prix se sont démocratisés », explique Ahmed Lateb.

Avec la sortie de sept nouveaux modèles en 2015 s’ajoutant à la vingtaine déjà existants, Condor dispose d’une large gamme d’offres dont le bas de gamme, d’un bon rapport qualité-prix, constitue sa force de frappe.

« Dans la tranche des téléphones de moins de 20 000 dinars (environ 170 euros), ce sont les Condor qui se vendent le mieux », confirme à Jeune Afrique Tarik, gérant d’un magasin de vente de téléphones portables à Alger.

Crédit et exportations

Pour 2016, le crédit à la consommation auquel les produits Condor sont éligibles constituera un important soutien à la marque algérienne dans un contexte de crise économique. « Une convention a déjà été signée avec la BEA [Banque extérieure d’Algérie (publique), Ndlr] et deux autres conventions vont suivre dans les prochains jours avec les banques privées Al-Baraka et Société générale », a annoncé Abderrahmane Benhamadi.

La filiale du groupe familial Benhamadi compte aussi sur les exportations pour tirer ses ventes en 2016. « Nous allons commencer à commercialiser nos produits en France à partir du second semestre 2016 », a annoncé l’entrepreneur algérien, précisant que la vente se fera, dans un premier temps, à travers des distributeurs et revendeurs.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3095_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte