Société

Les journalistes guinéens exigent que la mort de El Hadj Mohamed Diallo ne reste pas impunie

Suite à la mort par balle de leur confrère El Hadj Mohamed Diallo lors de violences au siège de l’UFDG, des dizaines de journalistes guinéens ont marché à Conakry, lundi, pour réclamer justice. Ils prévoient également d’organiser une journée presse morte, mardi, pour interpeller les autorités.

Par - à Conakry
Mis à jour le 8 février 2016 à 17:04

Des partisans de l’UFDG à Conakry. © Youssouf Bah/AP/SIPA

Lundi 8 février, des dizaines de journalistes ont parcouru les 3 km reliant le pont du 8-novembre au ministère de la Justice, avec escales à l’Assemblée nationale et devant le palais présidentiel Sékhoutouréya. Objectif : dénoncer la mort par balle vendredi dernier de El Hadj Mohamed Diallo, journaliste du site d’actualité en ligne Guinée 7, suite aux affrontements entre militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (FDG).

Leur slogan : « Un mort de plus, un mort de trop. Nous réclamons justice ». Amadou Tam Camara, président de l’Association guinéenne de la presse en ligne, Aguipel, évoque les démarches judiciaires entreprises dans le cadre de cette affaire : « La presse guinéenne va se constituer partie civile, pour que le ou les coupables soient retrouvés et sanctionnés. Sur le plan civil, nous allons demander réparation pour la veuve et de l’enfant de notre confrère ».

« Plus jamais ça »

Avec la disparition de Chérif Diallo d’Espace TV en juillet 2015, l’attaque à main armée contre son collègue, Moussa Moïse, fin décembre et le lynchage à mort de Facély Camara de Liberté Nzérékoré lors d’une session de sensibilisation à Ebola, en septembre 2014, la liste des exactions contre les représentants des médias s’allonge et l’impunité demeure, déplore Sidy Diallo, secrétaire général du Syndicat de la presse privée (SPP). « Cette fois nous irons jusqu’au bout. C’est pourquoi, nous comptons faire de mardi une journée sans presse dans le pays pour dire : plus jamais ça ».