Défense

Mali : attaque d’une base de la Minusma à Tombouctou

| Par - à Bamako
Mis à jour le 05 février 2016 à 17h12
Des Casques bleus de la Minusma, près de Tombouctou.

Des Casques bleus de la Minusma, près de Tombouctou. © Minusma

Un groupe d’hommes armés a attaqué une base de la Minusma tôt ce vendredi matin, à Tombouctou, au nord du Mali. Bilan officiel : un mort parmi les soldats maliens, quatre parmi les terroristes.

Aux environs de 6h30, une voiture bourrée d’explosifs a explosé devant un camp de la police de la Minusma (UNpol), situé dans l’ancien hôtel de La Palmeraie, qui accueillait essentiellement des Nigérians. Mais ceux-ci étaient « en train de déménager vers un nouveau site, près de l’aéroport de Tombouctou », a expliqué un responsable de la Minusma.

Le quartier a été aussitôt quadrillé par l’armée malienne. Des échanges de tir à l’arme lourde se sont fait entendre toute la matinée. L’école n’a pas été ouverte et la circulation était presque inexistante dans le sud de la Ville aux 333 saints. L’assaut des forces de l’ordre s’est achevé à la mi-journée. Aucune revendication n’a été faite jusqu’à présent, mais l’attaque porte la marque d’Aqmi qui vise régulièrement les Casques bleus de l’ONU.

Selon Tieman Coulibaly, le ministre malien de la Défense, « le bilan est d’un mort et trois blessés parmi les soldats maliens, et de deux blessés parmi les civils. Quatre terroristes sont morts : trois dans l’assaut de l’armée malienne sur le camp et un dans la voiture qui a explosé ».

Multiplication des attaques

Cette attaque fait suite à celle à la roquette, revendiquée par Ansar Eddine, qui avait visé un autre camp de la Minusma près de Kidal, le 28 novembre, lors de laquelle deux soldats guinéens avaient été tués, ainsi qu’un civil.

Tombouctou se remet péniblement de l’occupation de combattants rebelles et terroristes de 2012-2013. Alors que les mausolées détruits par les jihadistes ont été reconstruits, les attaques contre des militaires maliens et les Casques bleus, ainsi que les vols à main armée se sont multipliés ces dernières semaines. Une Suissesse a également été enlevée, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 janvier. Un rapt revendiqué par des hommes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte