Culture

Blackout sur le procès Gbagbo en Guinée équatoriale

En Guinée équatoriale, les médias publics ont reçu l’instruction du chef de l’État leur interdisant formellement la diffusion du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale.

Par
Mis à jour le 12 février 2016 à 12:23

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo au début de son procès à la Cour pénale internationale de la Haye, aux Pays-Bas, le 28 janvier 2016. © Peter Dejong/AFP

« Nous avons interdiction de diffuser le procès de Laurent Gbagbo en raison de ses liens d’amitié avec notre président », Teodoro Obiang Nguema, a affirmé à l’AFP, le 2 février, un chef de service du média public.

Ce n’est pas une première pour la RTNGE qui est suivie par environ 85 % de la population. Déjà, la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, qui s’était conclue par l’arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011, avait été ignorée par la radio-télévision nationale équato-guinéenne sur instruction des autorités, prétextant le principe de « non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays ».

Au moment du transfèrement, la même année, de l’ex-président ivoirien à La Haye, le président Teodoro Obiang Nguema avait d’ailleurs appelé les Africains à boycotter la CPI.