Droits de l’homme

Soudan du Sud : les troupes gouvernementales ont laissé mourir 50 personnes dans un conteneur

Habitants du village de Bauw, tenu par les rebelles, près de Koch au Soudan du Sud, le 25 septembre 2015.

Habitants du village de Bauw, tenu par les rebelles, près de Koch au Soudan du Sud, le 25 septembre 2015. © Jason Patinkin/AP/SIPA

Commis en octobre 2015 dans l’État d’Unité, ce crime ne constitue que l’une des nombreuses violations des droits humains et du cessez-le-feu listées dans un rapport d’observateurs internationaux transmis à l’Union africaine le 28 janvier.

En octobre 2015, dans l’État de l’Unité où les températures dépassent souvent les 40 degrés, les troupes gouvernementales sud-soudanaises ont tué une cinquantaine de personnes en les laissant suffoquer dans un conteneur de marchandises placé en plein soleil. C’est l’un des nombreux exemples de crimes de guerre ou contre l’humanité commis par les deux camps et pointés du doigt par la Commission de surveillance et d’évaluation (JMEC) de l’Accord de paix conclu le 26 août dernier entre le chef de l’État, Salva Kiir, et le chef des rebelles, Riek Machar, pour mettre fin à la guerre civile qui dure depuis deux ans.

Alors que les violences n’ont jamais cessé, le rapport a été soumis au 26e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, le 29 janvier. Parmi les autres exactions recensées dans le document figurent des viols, meurtres, ainsi que la capture et le pillage de barges de marchandises appartenant à l’ONU.

L’Union africaine doit prendre « des mesures sévères »

« L’action du gouvernement a mené à une impasse », juge l’ancien président botswanais Festus Mogae, qui dirige la JMEC, appelant l’Union africaine à prendre « des mesures sévères », car « la seule rhétorique ne suffit pas ».

Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité au mois de janvier, un groupe d’experts de l’ONU plaidait également pour l’adoption de sanctions à l’encontre de Salva Kiir et de Riek Machar, jugés responsables des violences pendant la guerre civile. L’armée gouvernementale sud-soudanaise n’a pas immédiatement réagi à ces accusations.

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