Défense

Terrorisme : Obama se dit prêt à traquer Daesh jusqu’en Libye

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 29 janvier 2016 à 10h17
Le président Barack Obama lors d'une conférence de presse à Addis-Abeba en Éthiopie, le 27 juillet 2015.

Le président Barack Obama lors d'une conférence de presse à Addis-Abeba en Éthiopie, le 27 juillet 2015. © Sayyid Azim/AP/SIPA

À l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale jeudi à Washington, Barack Obama a affirmé que les États-Unis étaient prêts à traquer le groupe État islamique au-delà de la Syrie et l’Irak, jusqu’en Libye si nécessaire.

« Barack Obama a insisté sur le fait que les États-Unis vont continuer à s’en prendre aux comploteurs terroristes de l’État islamique (EI) dans quelque pays que ce soit », a indiqué, le 28 janvier, la Maison Blanche à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale convoquée par le président américain.

Pour l’instant, Washington dit « [surveiller] attentivement » la situation en Libye où Daesh cherche à s’implanter.

Aucune décision militaire n’a été prise

Les États-Unis « développent des options pour ce qu’il est possible de faire dans le futur », mais « n’ont pris aucune décision d’intervenir militairement », a indiqué Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense, lors d’une conférence de presse au Pentagone.

« Nous cherchons d’abord à aider » les Libyens « à prendre le contrôle de leur propre pays », a-t-il ajouté, saluant les efforts entrepris pour la formation d’un gouvernement d’union nationale en Libye.

En Libye, nous ne voulons pas glisser vers une situation comme en Irak ou en Syrie.

« Mais nous n’avons pas pris la direction » des efforts internationaux pour aider les Libyens, l’Italie s’étant portée volontaire, a-t-il expliqué. Les Italiens « ont indiqué qu’ils prendraient cette direction », et « nous avons dit que nous les soutiendrons », a rappelé Ashton Carter.

Washington souhaite renforcer la gouvernance

Depuis Syrte, Daesh mène des attaques répétées contre les ports et terminaux du « croissant pétrolier », particulièrement ceux de Ras Lanouf et al-Sedra. « Nous ne voulons pas glisser vers une situation comme en Irak ou en Syrie », où l’EI a saisi des pans entiers de territoire, a souligné le secrétaire américain à la Défense.

En attendant, Barack Obama a demandé à son équipe de sécurité nationale de « poursuivre ses efforts pour renforcer la gouvernance et soutenir les efforts contre le terrorisme en Libye et dans les autres pays où l’EI a cherché à établir sa présence ».

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