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Associations d’anciens élèves, une camaraderie payante

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Les diplômés du monde entier étoffent leur carnet d'adresses via les associations d'anciens élèves. Un réseau incontournable dont il faut savoir prendre soin tout au long de sa carrière.

À en croire les spécialistes du recrutement, 60 % des offres d’emploi transitent par le marché caché, c’est-à-dire le réseau. Pour les diplômés, ce dernier se construit en priorité au sein de l’association des anciens élèves, une institution qui se place résolument au centre de la vie de l’établissement et revendique souvent un rôle de double interface : entre diplômés, mais aussi entre diplômés et école.

Adhérer à l’association des anciens donne accès à son annuaire, véritable sésame pour tout jeune diplômé. En possession des contacts de personnes évoluant dans son secteur, il peut ainsi obtenir des informations et des conseils, échanger des expériences, l’idée étant d’améliorer son employabilité ou de doper sa carrière.

Premier job

À l’Université catholique de Yaoundé (Cameroun), où l’association des anciens est couplée au service emploi-carrières, c’est là que transitent les offres d’emploi et de stage, au point que l’insertion professionnelle du jeune diplômé est généralement tributaire de son appartenance à ladite association. En France, selon les chiffres communiqués par l’École supérieure de commerce de Dijon, 18 % des diplômés trouvent leur premier job grâce au réseau des anciens, 37 % grâce à un stage.

« Le grand intérêt du réseau des anciens est de vous rendre visible aux yeux de gens qui vous connaissent peu ou pas du tout », résume le Camerounais Francis Happi, chef d’entreprise et responsable pour la région Afrique centrale de l’association des diplômés de l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC), qui revendique 72 bureaux (dont un à Douala et un à Johannesburg) et 44 000 adhérents à travers le monde.

Dans cette relation entre diplômés, c’est davantage la cooptation qui est mise en avant. Le phénomène est tel qu’il n’est pas rare de trouver aux commandes de grands groupes des générations de diplômés d’une même école. Certains établissements, notamment les plus prestigieux, en font un argument pour attirer de nouvelles recrues. Performantes, réunies en commissions, leurs associations entretiennent un sentiment communautaire qui anime aussi bien les jeunes diplômés que les plus anciens, au sommet de leur trajectoire. 

Mécènes

« Et ça paie », affirme Alexis Mersch, rédacteur en chef de la revue Hommes et Commerce, une publication de l’association des ex-HEC. « Pour s’installer n’importe où dans le monde, il suffit de contacter l’un de nos adhérents dans le pays convoité pour avoir des informations. » Et alors que sur le marché du travail, un camarade de classe peut être un concurrent, contacté dans le cadre de l’association, il devient généralement un apporteur d’affaires, notamment s’il a plusieurs propositions de poste ou s’il a connaissance de l’existence d’opportunités ne correspondant pas à ses envies, mais aux vôtres.

En théorie, les activités de l’association profitent à tous les inscrits. D’où l’intérêt pour ceux-ci de payer leurs cotisations pour lui assurer un budget de fonctionnement acceptable. Première source de financement des budgets, leur montant varie en fonction de la notoriété de l’établissement. Plus l’école est réputée, plus elle a de chances d’attirer partenaires et mécènes.

Si les études ont une durée limitée, le réseau, lui, peut être l’objet d’un engagement à vie. Pour le consultant en transition de carrière Hervé Bommelaer, un réseau qui fonctionne repose sur l’échange : on reçoit beaucoup, mais il faut être prêt à donner en retour. Il préconise également de garder à l’esprit cet adage : « La capacité à créer et à entretenir un réseau est la seule caractéristique commune aux personnes ayant réussi. »

 

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