Elections

RD Congo : ce que dit la note interne de la Ceni sur la présidentielle de 2016

Corneille Nangaa, président de la Ceni en RDC. © Alain Wandimoyi/Monusco

Le "glissement" du calendrier électoral est-il désormais inévitable en RDC ? Une note technique de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui a fuité sur les réseaux sociaux, n'écarte pas l'hypothèse.

Dans le cabinet de Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de la RDC, on jure ne pas être à l’origine de la fuite. Depuis le 26 janvier, l’extrait d’une « note technique sur l’actualisation du fichier électoral et la répartition des sièges » circule en effet sur les réseaux sociaux, suscitant une belle polémique.

« Il ne s’agit que d’un document interne de travail », nous confie une autre source au sein de la Ceni, qui souligne la nécessité pour son organisme de prendre en compte toutes les hypothèses possibles, le calendrier global des élections, publié à la mi-février 2015, étant largement dépassé.

Objet de la fuite : le fichier électoral

La partie de la « note technique » de la Ceni qui a fuité concerne l’une des problématiques principales du processus électoral en RDC : la révision du fichier électoral.

Toute la classe politique est unanime : le fichier électoral actuel est corrompu et mérite d’être nettoyé. Mais faudra-t-il une révision partielle ou totale ? « C’est aux politiques d’en décider », souffle notre source au sein de la Ceni.

En attendant, la Ceni prend en compte les deux hypothèses dans son « document interne ». Selon ses « estimations statistiques », si les politiques adoptent l’option d’une révision partielle, 17 266 631 nouveaux électeurs pourraient se présenter à l’enrôlement alors que près de 41 000 000 seraient attendus en cas d’une révision totale.

Se dirige-t-on vers le « glissement » du calendrier électoral ?

À en croire la « note technique de la Ceni », si elle est partielle, la révision du fichier électoral s’étendrait sur au moins 13 mois et 10 jours. Mais en cas d’une révision totale, l’opération durerait au moins 16 mois et un jour.

Dans les deux hypothèses avancées, le fichier électoral ne serait pas prêt avant le 27 novembre 2016, date prévue de la tenue de la présidentielle dans les délais constitutionnels.

« Mais tout dépendra également du nombre de kits qui seront disponibles pour faire ce travail de révision, partielle ou intégrale, du fichier électoral », tente de nuancer notre source au sein de la Ceni. « Plus il y aura de kits et de centres d’inscription, plus l’enrôlement pourrait aller vite et prendre moins de temps », affirme-t-elle. Cette nuance sera-t-elle suffisante pour calmer les esprits ? Pas sûr.

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