Cinéma

Cinéma : les Césars 2016 sont-ils représentatifs de la diversité française ?

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Affiche du film Fatima de Philippe Faucon.

Affiche du film Fatima de Philippe Faucon. © DR

La liste des « césarisables » est tombée mercredi. Le constat en termes de diversité semble un peu meilleur que celui des Oscars aux États-Unis.

La liste est tombée. Et, après la polémique aux Oscars – où aucun Africain-Américain n’était nommé – elle était attendue au tournant. Le premier constat qui s’impose, c’est qu’elle reflète déjà un peu plus la diversité du pays. Avec notamment la nomination pour le César du meilleur film pour Dheepan de Jacques Audiard, Fatima de Philippe Faucon, de la Marocaine Loubna Abidar pour le César de la « Meilleure actrice » (Much Loved) et Soria Zeroua (Fatima). Du côté des comédiens, Antonythasan Jesuthasan concourt pour le César du « Meilleur acteur » pour son rôle dans Dheepan. La comédienne Zita Hanrot (Fatima) concourt également pour le César du « Meilleur espoir féminin ».

Bien, mais peut mieux faire

Si on peut dire qu’il y a donc du mieux, on est loin d’avoir une représentativité bien affirmée. Peu d’acteurs et d’actrices noirs obtiennent des premiers rôles. Et du côté des réalisateurs, 2015 a fait figure d’année d’exception en récompensant Timbuktu de Abderrahmane Sissako, tandis que deux comédiens noirs étaient nommés parmi les espoirs (Karidja Touré pour Bande de Filles et Ahmed Dramé pour Les Héritiers). Mais sur 40 ans d’existence, le constat démontre qu’il y a beaucoup d’efforts à faire. Depuis la création de la cérémonie, seulement deux comédiens noirs ont été récompensés : Isaac de Bankolé, désigné « meilleur espoir masculin » pour Black Mic-Mac (1987), et Omar Sy « meilleur acteur » pour son rôle dans Intouchables (2012).

César du meilleur film

Dheepan de Jacques Audiard

Fatima de Philippe Faucon

La loi du marché de Stéphane Brizé

Marguerite de Xavier Giannoli

Mon Roi de Maïwenn

Mustang de Deniz Gamze Ergüven

La Tête haute d’Emmanuelle Bercot

Trois souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin

César de la meilleure actrice

– Loubna Abidar dans Much Loved

– Emmanuelle Bercot dans Mon Roi

– Cécile de France dans La Belle saison

– Catherine Deneuve dans La Tête haute

– Catherine Frot dans Marguerite

– Isabelle Huppert dans Valley of Love

– Soria Zeroua dans Fatima

César du meilleur acteur

– Jean-Pierre Bacri dans La vie très privée de monsieur Sim

– Vincent Cassel dans Mon Roi

– François Damiens dans Les Cowboys

– Gérard Depardieu dans Valley of Love

– Antonythasan Jesuthasan dans Dheepan

– Vincent Lindon dans La loi du marché

– Fabrice Luchini dans L’Hermine

César de la meilleure actrice dans un second rôle

– Sara Forestier dans La Tête haute

– Agnes Joui dans Comme un avion

– Sidse Babett Knudsen dans L’Hermine

– Noemie Lvosky dans La Belle saison

– Karin Viard dans 21 nuits avec Pattie

César du meilleur acteur dans un second rôle

– Michel Fau dans Marguerite

– Louis Garrel dans Mon roi

– Benoit Magimel dans La Tête haute

– André Marcon dans Marguerite

– Vincent Rottiers dans Dheepan

Meilleur réalisateur

– Jacques Audiard pour Dheepan

– Stéphane Brizé pour La Loi du marché

– Xavier Giannoli pour Marguerite

– Maïwenn pour Mon Roi

– Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse

– Emmanuelle Bercot pour La Tête haute

– Deniz Gamze Ergüven pour Mustang

César du meilleur espoir féminin

– Lou Roy-Lecollinet dans Trois souvenirs de ma jeunesse

– Diane Rouxel dans La Tête haute

– Zita Hanrot dans Fatima

– Sara Giraudeau dans Les Bêtises

– Camille Cottin dans Connasse, princesse des coeurs

César du meilleur espoir masculin

– Quentin Dolmer dans Trois souvenirs de ma jeunesse

– Felix Moati dans La Vie très privée de monsieur Sim

– Finnegan Oldfield dans Les Cowboys

– Rod Paradot dans La Tête haute

– Swann Arlaud dans Les Anarchistes

César du meilleur film étranger

Birdman d’Alejandro González Iñárritu

Le fils de Saul de László Nemes

Je suis mort mais j’ai des amis de Guillaume Malandrin

Mia Madre de Nanni Moretti

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

Le tout nouveau testament de Jaco van Dormael

Youth de Paolo Sorrentino

 

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