Droits de l’homme

RD Congo : les violations des droits de l’homme en très nette augmentation, signale l’ONU

Un casque bleu de la Monusco, dans le cadre d'une opération conjointe avec les forces congolaises à Beni (Nord-Kivu), RD Congo , le 13 mars 2014. © MONUSCO/CC/ Flickr

En 2015, les violations des droits de l'homme ont augmenté de 64% par rapport à 2014, pointe une note du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) publiée le 26 janvier.

Au total, l’organe de l’ONU fait état de 3877 violations des droits de l’homme en RD Congo pour l’année 2015 sur l’ensemble du territoire. Un chiffre en « augmentation très significative de plus de 64% » par rapport à 2014, signale la note  du BCNUDH publiée mardi.

Total des violations des droits de l’homme en RDC en 2015

Sans surprises, les provinces de l’est de la RD Congo (le Nord-Kivu, l’ancienne province Orientale et le Sud Kivu) sont, dans une large mesure, les plus touchées  puisqu’elles totalisent pratiquement 80% du nombre total de violations des droits de l’homme, le Nord-Kivu arrivant tristement en tête avec 1637 violations des droits de l’homme.

Les groupes armés responsables de la moitié des violations des droits de l’homme

Les violations commises par les groupes armés

Les groupes armés qui pullulent dans l’est de la RDC sont responsables de près de la moitié des violations des droits de l’homme perpétrées en 2015, soit 1958 exactions. Cela équivaut à une augmentation de 95%  des violations commises par les combattants armés par rapport à 2014.

Les combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), sont désignés, par la note, comme les principaux auteurs des exactions, suivi par les combattants de la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) et ceux de l’Armée de libération du Seigneur (LRA).

Les agents de l’État de l’autre moitié

Les violations commises par les agents de l’État

L’autre moitié des violations des droits de l’homme perpétrées en 2015 ont été commises par les agents de l’État, responsables de 254 exécutions extrajudiciaires sur la même période, signale la note du bureau conjoint. Des chiffres particulièrement inquiétants au regard de la montée des tensions politiques qui entoure le processus électoral.

À ce titre, le bureau conjoint se dit « vivement préoccupé par les arrestations et détentions arbitraires, l’instrumentalisation de la justice, les menaces et les intimidations contre des membres de la société civile ou de parti politique et contre des professionnels des médias dans le but de restreindre leurs activités et de les empêcher d’exercer pleinement leurs libertés ».

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