Politique

RDC : décès de Gérard Kamanda wa Kamanda, ex-ministre des Affaires étrangères

Gérard Kamanda wa Kamanda. © Page Facebook de Gérard Kamanda wa Kamanda.

Gérard Kamanda wa Kamanda est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à Kinshasa. L’ancien ministre des Affaires étrangères de RDC et candidat à la présidentielle de 2006 avait 75 ans.

Décédé dans la nuit de mercredi 20 au jeudi 21 janvier, Gérard Kamanda wa Kamanda, chef coutumier des Bakwese, une tribu de l’ancienne province du Bandundu, était hospitalisée depuis trois semaines à Kinshasa. Né le 10 décembre 1940 à Kikwit et avocat de son état, Gérard Kamanda wa Kamanda a occupé de nombreux postes dans le Zaïre de Mobutu.

Ancien étudiant de l’université de Lovanium, dans les années 1960, il avait fait sa classe dans l’Union générale des étudiants congolais, avant d’intégrer la Cour d’appel de Kinshasa, son diplôme de droit en poche. Promu conseiller juridique à la présidence de la République, il avait ensuite été nommé secrétaire général adjoint de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1972, avant d’être ambassadeur du Zaïre aux Nations unies à partir de 1981.

Candidat à la présidentielle de 2006

Membre du comité central du MPR, le parti État mobutiste, Gérard Kamanda wa Kamanda avait fondé, lors de l’adoption du multipartisme en 1990, le Front commun des nationalistes, avant d’intégrer le gouvernement d’Étienne Tshisekedi en 1992. Grâce à son expérience à l’international, il avait accédé plusieurs fois au poste de ministre des Affaires étrangères, en 1983, puis de 1995 à 1996 et de 1996 à 1997.

En tant que juriste, il avait en outre obtenu le portefeuille de la Justice, sous Leon Kengo wa Dondo, et de l’Intérieur. Il était le principal interlocuteur du gouvernement congolais lors de la crise des réfugiés rwandais, après le génocide de 1994.

Anti-glissement

Forcé à l’exil à l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila en 1997, il avait annoncé la formation d’un mouvement de résistance, le Conseil national de la résistance (CNR), avant de rentrer au pays en 2003 et de participer, sans succès, à la présidentielle de 2006 (0,31%).

Il avait également pris part aux concertations nationales de 2014 et faisait partie de la plateforme « L’opposition Républicaine », qui s’est notamment illustrée dans la lutte contre le « glissement » du processus électoral en RDC.

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