Sécurité

Mali : la Minusma doit quitter son quartier général de l’hôtel Laico de Bamako

| Par - à Bamako
Mis à jour le 22 janvier 2016 à 14h46
Vue de l'hôtel Laico Amitié avant l'arrivée de la Minusma, à Bamako, au Mali.

Vue de l'hôtel Laico Amitié avant l'arrivée de la Minusma, à Bamako, au Mali. © DR

Exclusif. La Minusma qui a installé son quartier général depuis juillet 2013 au luxueux hôtel Laico Amitié, au centre-ville de Bamako, se prépare à évacuer les lieux au plus tard le 31 mars à la demande de l’État malien.

Dans le cadre de l’organisation du sommet Afrique-France qui se doit se tenir à Bamako au mois de janvier 2017, le comité d’organisation et le gouvernement du Mali ont notifié à la Minusma qu’elle devait quitter son quartier général de l’hôtel Laico Amitié au plus tard le 31 mars prochain. La mission de l’ONU  envisage de se réinstaller à Bamako, mais à deux endroits diffèrent.

L’administration sera installée dans les anciens locaux du Pnud, dans le quartier central de Badalabougou, sur la rive droite du fleuve Niger, tandis que que ses services de logistique, dont le transport, seront installés dans le quartier Sotuba sur la rive gauche du fleuve Niger, à la sortie est de la ville.

La location privilégiée pendant près de trois ans

Une solution qui reste provisoire, l’État malien devant fournir à la Minusma, selon les termes du contrat passé entre Bamako et l’ONU en 2013, un siège officiel. « Il y a eu plusieurs négociations pour que l’État malien nous fournisse cet emplacement, que ce soit sous la forme d’un bâtiment ou d’un terrain à construire, mais ça a bloqué sans qu’on sache exactement pourquoi. C’est la raison pour laquelle nous avons privilégié la location depuis trois ans », explique à Jeune Afrique une source proche du dossier.

Radhia Achouri, porte-parole de la Minusma, assure de son côté que l’État malien a octroyé à la fin de 2015 la jouissance d’un terrain à côté de l’aéroport, qui est actuellement en cours d’aménagement. Selon bon nombre d’observateurs, il n’est cependant pas étonnant d’avoir vu le gouvernement malien traîner les pieds dans ce dossier, tant les autorités du pays, au plus haut niveau, espèrent que la présence de la Minusma, avec plus de 10 000 Casques bleus, ne perdurera pas.


EDIT : une première version de cet article laissait entendre que l’État malien n’avait pas fourni de terrain à la Minusma pour qu’elle puisse y installer son siège. Une erreur qui a été rectifiée dans la dernière mise à jour.

 

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