Sécurité

Somalie : rapatriement de quatre corps au Kenya mais toujours pas de bilan de l’attaque des Shebab

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 20 janvier 2016 à 09h34
Des soldats kényans transportent le 18 janvier 2016 à l’aéroport de Nairobi le cercueil d’un de leurs camarades tués dans l’attaque d’une base militaire dans le sud de la Somalie.

Des soldats kényans transportent le 18 janvier 2016 à l'aéroport de Nairobi le cercueil d'un de leurs camarades tués dans l'attaque d'une base militaire dans le sud de la Somalie. © AFP

Le bilan de l’attaque, le 15 janvier, d’une base militaire kényane du sud de la Somalie, restait inconnu mardi, au lendemain du rapatriement à Nairobi des quatre premiers corps de soldats tués. Toutefois, les Shebab, habitués à exagérer les pertes, ont fait état de plus de cent soldats abattus.

Que s’est-il passé ?

D’après les témoignages, les assaillants shebab ont submergé, vendredi 15 janvier à l’aube, le camp militaire kényan, situé dans le sud de la Somalie, après avoir ouvert la voie avec un véhicule suicide.

Selon la ministre de la Défense Raychelle Omamo, le camp militaire abritait « une force de la taille d’une compagnie », soit, selon une source militaire, environ 180 hommes, membres du contingent kényan intégré à la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Pour le moment, quatre cercueils, drapés dans le drapeau national, ont été rapatriés, lundi 18 janvier, à l’aéroport civil Wilson de Nairobi. Les corps ont été accueillis par la ministre de la Défense, qui a parlé d’un « moment sombre pour les Forces de défense du Kenya (KDF) et pour l’ensemble du pays ».

Quel bilan donnent les autorités kényanes ?

« Nos héros tombés au combat rentrent à la maison. Les blessés sont pris en charge par nos équipes médicales », a déclaré mardi le président kényan Uhuru Kenyatta, sans donner de bilan de cette attaque. Le chef de l’État a précisé que les opérations de récupération des morts et des survivants se poursuivaient.

« Nous ne plions pas. Alors que je vous parle nos forces mènent d’intenses opérations de recherche, sauvetage et récupération, afin de ramener à la maison nos héros tombés ou blessés. Ça a été et ça reste notre principale priorité », a-t-il poursuivi.

Le quotidien Standard a affirmé qu’un premier groupe de forces spéciales kényanes, dont une partie parachutée, avait atteint lundi 18 janvier au soir seulement le camp d’El-Adde, à environ 80 km de la frontière kényane dans la région méridionale de Gedo, et tentait de localiser des survivants se cachant alentour.

Les jihadistes revendiquent plus de cent victimes et douze captifs

Les islamistes somaliens ont assuré avoir tué plus de 100 militaires kényans et en avoir capturé d’autres, un bilan et des assertions impossibles à vérifier de source indépendante dans l’immédiat, d’autant que l’Amisom et les pays y participant confirment rarement leurs pertes.

Des sites jihadistes somaliens affirment que douze soldats kényans sont aux mains des Shebab, alors que Radio-Andalus, antenne des islamistes, a diffusé des enregistrements de ce qu’elle affirme être les voix de ces soldats capturés.

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