Politique

Burkina : le bilan de l’attentat s’élève à 30 morts après le décès de la photographe Leïla Alaoui

Des gendarmes français en intervention dans l'hôtel Splendid à Ouagadougou, le 15 janvier 2016. © Nabil el Hadad

Alors que l'enquête se poursuit, le bilan de l'attentat commis dans la nuit du 15 au 16 janvier s'élève à 30 morts après le décès de la photographe franco-marocaine Leïla Alaoui.

Selon deux bilans divergents communiqués par les autorités du Burkina Faso, 14 ou 15 étrangers, dont un enfant de neuf ans, et sept ou huit Burkinabè figurent parmi les personnes tuées dans le raid qui a frappé vendredi soir plusieurs hôtels et restaurants de Ouagadougou.

Le bilan, qui était auparavant de 29 morts, est passé à 30 morts après l’annonce, dans la nuit, du décès d’une photographe franco-marocaine, Leïla Alaoui, grièvement atteinte lors de l’attaque.

La jeune femme est décédée lundi soir des suites de ses blessures dans une clinique de Ouagadougou, a indiqué l’agence de presse marocaine MAP, citant l’ambassade du Maroc au Burkina Faso. Elle était assise à la terrasse du Cappuccino quand les terroristes ont surgi et avait été grièvement blessée.

Les travaux de la photographe sur « les Marocains » ont été récemment exposé à la Maison européenne de la photographie, à Paris, dans le cadre de la biennale de la photographe arabe. Elle était dans la capitale burkinabè en mission pour Amnesty International.

25 victimes identifiées

Avant cette annonce, la procureure Maïza Sérémé avait déclaré à l’AFP que 25 personnes décédées sur 29 avaient été identifiées, après l’identification de trois corps lundi.

« Trois nouveaux corps ont été identifiés. On passe donc de quatre à six Canadiens tués et de sept à huit Burkinabè tués », avait déclaré la procureure.

Les corps de trois jihadistes ont été retrouvés mais n’ont pas encore été identifiés, selon le ministre de l’Intérieur Simon Compaoré.

Aqmi a publié les photos de trois membres du commando terroriste, âgés tout au plus de 25 ans, en les qualifiant « d’Al-Ansari », vocable utilisé pour désigner des combattants autochtones dans la terminologie jihadiste.

 

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