Environnement

En 2016, 14 millions de personnes pourraient manquer de nourriture en Afrique australe

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 18 janvier 2016 à 19h45
Plus de 1,5 millions d’enfants menacés de famine au Zimbabwe, d’après le Programme alimentaire mondiale

Plus de 1,5 millions d'enfants menacés de famine au Zimbabwe, d'après le Programme alimentaire mondiale © AFP

Suite à la grave sécheresse qui affecte les récoltes de la région depuis plusieurs mois, quatorze millions de personnes pourraient manquer de nourriture en 2016 en Afrique australe, a alerté les Nations unies dans un communiqué publié lundi.

« Le nombre de personnes qui n’aura pas suffisamment de nourriture pourrait augmenter dans les prochains mois alors que la région va entrer dans la saison sèche et que les stocks de nourriture sont extraordinairement bas », affirme le Programme alimentaire mondial (PAM), une agence de l’ONU, dans le communiqué daté du 18 janvier.

Les prévisions de l’agence onusienne sont « alarmantes », la grave sécheresse provoquée par El Niño, ce courant chaud équatorial du Pacifique qui réapparaît tous les cinq à sept ans et connaît cette année une forte intensité, succédant à la maigre récolte de l’an dernier. Ce phénomène climatique devrait persister jusque vers avril, soit l’automne dans l’hémisphère sud.

Le Malawi, parmi les pays les plus touchés

« Les petits fermiers qui comptent sur leur production pour subsister sont particulièrement vulnérables », souligne le PAM.

Le Malawi fait partie des pays les plus touchés par ce manque de pluies avec 2,8 millions de personnes menacées par la faim, devant Madagascar (1,9 million) et le Zimbabwe (1,5 million) où la récolte de l’an dernier n’a atteint que la moitié de celle de l’année précédente.

L’Afrique du Sud va importer 50% de ses récoltes céréalières

Selon le PAM, les prix des denrées ont aussi augmenté dans la région, celui du maïs ayant par exemple bondi de 73% par rapport à son prix moyen.

La semaine dernière, l’Afrique du Sud, qui fournit une grande partie des céréales de la région, a annoncé qu’elle allait devoir importer six millions de tonnes de maïs, soit la moitié de sa récolte annuelle habituelle pour faire face à la pire sécheresse dans le pays depuis 112 ans.

 

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