Société

Le rappeur Mos Def réfute les accusations du gouvernement sud-africain

Mis à jour le 20 janvier 2016 à 11:01

Couverture de l’album The New Danger (2004). © Rawkus/Geffen

Mos Def a été arrêté le 14 janvier alors qu’il tentait de quitter le territoire sud-africain muni d’un « passeport mondial », document non reconnu par les autorités de Pretoria. Le rappeur américain, connu aussi sous le nom de Yasiin Bey, explique sur Instagram sa vision de cet incident.

En réaction à son arrestation au Cape, Yasiin Bey s’est fendu d’un post Instagram des plus ironiques. A côté d’un dessin le représentant, on peut lire : « Yasiin connaît la différence entre un visa et un passeport mondial. Un passeport mondial existe. Yasiin aime voyager et découvrir de nouveaux lieux. Ne soyez pas comme Yasiin. Soyez comme vous-même et cessez de diffuser de fausses informations. » Dans le commentaire qui accompagne le dessin, le rappeur s’en prend directement aux chaînes CNN et BBC : « C’est triste, nous devons les éduquer, comme des enfants ».

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Il suffisait en effet de courtes recherches pour se rendre compte que le passeport mondial est un document qui existe bel et bien. Ce document est délivré par World Service Authority (WAS), une ONG américaine pour la défense des droits de l’homme, fondée en 1953. Ce document n’a cependant aucune valeur légale et est refusé dans la plupart des États, excepté, selon l’organisation, au Burkina Faso, en Équateur, en Mauritanie, en Tanzanie et au Togo.

Selon un proche de l’artiste, qui s’est exprimé sur le site Okayafrica, Mos Def ne tentait pas de se rendre aux États-Unis mais en Éthiopie pour jouer au Selam Music Festival. Selon lui encore, l’Afrique du Sud acceptait encore jusqu’en août le passeport mondial. L’artiste aurait en effet quitté plusieurs fois le pays grâce à ce document durant l’année 2015.