Politique

Nigeria : les parents des « filles de Chibok » reçus à la présidence

Les parents des lycéennes de Chibok, en juillet 2015. © Olamikan Gbemiga/AP/SIPA

Plus d'un an et demi après l'enlèvement de leurs filles, les parents des lycéennes enlevées par Boko Haram en avril 2014 continuent leur mobilisation. Ils ont à nouveau réclamé leur libération jeudi 14 janvier lors d'une rencontre avec Muhammadu Buhari, qui a demandé plus de temps pour les retrouver.

Les quelque 300 manifestants, dont plusieurs étaient en larmes, ont marché dans les rues d’Abuja avant d’être emmenés en bus à la présidence pour une audience avec le président nigérian.

« Le gouvernement avait promis de ramener nos filles »

« Où est ma fille ? Je veux retrouver ma fille, quel que soit son état », a déclaré l’une des mères des lycéennes enlevées. « Même si elle est morte, j’ai besoin de voir son corps… Le gouvernement avait promis de ramener nos filles, mais jusqu’à présent nous ne les avons pas revues », a-t-elle poursuivi.

Au terme de l’entretien, qui s’est déroulé à huis clos, l’ancienne ministre de l’Éducation Oby Ezekwesili, à la tête du mouvement « Bring back our girls » – qui milite pour la libération des lycéennes – a déclaré que Muhammadu Buhari avait dit avoir besoin de plus de temps pour retrouver et libérer les 219 victimes.

Manque de compassion de Buhari 

Sur son compte Twitter, Oby Ezekwesili a toutefois reproché au président nigérian sa froideur à l’égard des parents.  « Tout ce que le président avait besoin de faire après son discours était d’accompagner ces parents et de parler comme un père », a t-elle rapporté.

Le mouvement « Bring back our girls » organise régulièrement des manifestations, notamment autour de la fontaine de l’unité à Abuja, pour continuer à faire pression sur le gouvernement pour qu’il retrouve les jeunes filles captives du groupe islamiste.

Buhari prêt à négocier avec Boko Haram 

Les parents des victimes ont déjà été reçus par le président nigérian depuis son élection, l’année dernière. Mais il s’agit de leur première rencontre avec  Muhammadu Buhari depuis que celui-ci a affirmé, en décembre, que Boko Haram était « techniquement » vaincu.

Depuis, Muhammadu Buhari s’est également dit prêt à négocier avec « une direction crédible » du mouvement islamiste Boko Haram la libération des 200 jeunes filles.

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