Mines

Fer : nouveau retard dans le projet Mbalam-Nabeba

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Le projet minier de Mbalam-Nabeba est à cheval entre le Cameroun et le Congo-Brazzaville.

Le projet minier de Mbalam-Nabeba est à cheval entre le Cameroun et le Congo-Brazzaville. © Sundance

La junior australienne Sundance annonce le report de la signature de la convention entre le gouvernement camerounais et le groupe chinois Gezhouba – prévue en décembre dernier – qui doit réaliser le chemin de fer et le port minéralier de Lolabé.

La compagnie australienne Sundance Resources s’est résolue le 13 janvier 2016 à annoncer le report sine die de la signature de la convention entre le gouvernement camerounais et le groupe chinois China Gezhouba Group Company Ltd. pour la construction du chemin de fer et du terminal minéralier de Lolabé (au sud de Kribi) permettant l’exportation du fer de son projet Mbalam-Nabeba.

Une nouvelle déconvenue pour le groupe basé à Perth et dirigé par Giulio Casello, qui pilote ce projet extractif à cheval sur le Cameroun et le Congo Brazzaville. Par le passé, Mbalam-Nabeba avait déjà été retardé à de multiples reprises suite aux défaillances de partenaires successifs, notamment chinois et portugais.

La signature avec Gezhouba est désormais conditionnée à une amélioration des cours du minerai, espérée en 2017, et des progrès significatifs dans la structuration du financement, notamment avec les banques chinoises.

Permis

Ce report devrait entraîner une nouvelle extension des deux permis d’exploitation donné par les autorités camerounaises et congolaises à Sundance Resources. Celui octroyé par le Cameroun court actuellement jusqu’au 24 juillet 2017.

Devant l’incapacité du portugais Mota Engil à mobiliser les 3,5 milliards de dollars nécessaires à la réalisation des infrastructures, le gouvernement camerounais, fort d’une promesse de financement de l’empire du Milieu, avait décidé, le 1er juillet 2015, de reprendre cette partie du projet à son compte.

Présence

Le groupe de construction et d’ingénierie civile China Gezhouba Group Company Ltd (CGGC) est très actif sur le continent et compte à son actif la construction du 3e pont de Bamako, de nombreux projets routiers et électriques en Éthiopie, entre autres.

En 2014, elle a enregistré un chiffre d’affaires de 71 605 milliards de yuans (9,57 milliards d’euros), pour un bénéfice de (305,7 millions d’euros).

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