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Cet article est issu du dossier «Mines : l'émergence des cadres africains»

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Mines

Semafo plie mais ne rompt pas

Le volume de la production d'or de Semafo a augmenté de 175 % ces cinq dernières années. © D.R.

Ebranlée par des émeutes sur son site guinéen, la société minière canadienne Semafo a néanmoins rempli ses objectifs en 2011.

La minière québécoise présente au Burkina Faso, au Niger et en Guinée peut se frotter les mains : le volume de sa production d’or a augmenté de 175 % ces cinq dernières années, et ses bénéfices ont connu une forte croissance en raison de la flambée du prix du métal jaune (+ 26 % en 2011). Semafo a annoncé le 11 janvier avoir atteint ses objectifs en 2011 avec une production de 250 100 onces. « Les ventes ont totalisé 249 600 onces, permettant à la société d’afficher sa meilleure performance à ce jour en termes de revenus annuels, à 396 millions de dollars [US, soit près de 306 millions d’euros] », précise Benoît La Salle, président et chef de la direction.

Violence

Après le record de 261 100 onces établi en 2010, le léger ralentissement de la production en 2011 s’explique par des incidents survenus sur le site guinéen de Kiniero en septembre 2011. Une manifestation de villageois a évolué en une émeute durant laquelle ils ont saccagé les locaux des sous-traitants de Semafo et pris d’assaut les résidences de ses employés expatriés.

À l’origine de cette flambée de violence : le sentiment des habitants d’être les laissés-pour-compte du recrutement, mais surtout la dissolution, par le ministère de l’Administration du territoire, du Comité local de médiation et de suivi, qui gérait le fonds de développement local alloué par Semafo (estimé à 0,4 % de son chiffre d’affaires). Résultat : « Le site est toujours fermé, dans l’attente de négociations », explique Fofana Haphy, chargé des relations extérieures de la compagnie.

« Il est impossible de déterminer une échéance concernant la reprise des activités de production, celle-ci étant suspendue à la mise en place d’un environnement sécuritaire permettant un retour aux opérations normales », indique Jean-Paul Blais, vice-président chargé des affaires institutionnelles. En revanche, l’exploration a repris fin octobre.

 

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