Agroalimentaire

Côte d’Ivoire : la campagne hévéa démarre dans un climat morose

| Par - à Abidjan
Mis à jour le 08 janvier 2016 à 09h47
SIPH achète 62% de sa production auprès de planteurs.

SIPH achète 62% de sa production auprès de planteurs. © AFP

La Côte d’Ivoire a lancé, ce jeudi 07 janvier, la campagne agricole et commerciale 2016 de la filière hévéa dans un contexte de conjoncture internationale marquée par une baisse continue des cours. 

Le prix du kilogramme de caoutchouc est a été fixé à 247 F CFA (0,376 euros) le kilogramme contre 1 000 F CFA quatre ans plus tôt, a indiqué le Fonds interprofessionnel de développement de l’hévéa (FIDH).

Le chiffre d’affaires du secteur est passé de 538 milliards F CFA en 2011, à 292 milliards F CFA en 2014. Ce qui s’est traduit par une baisse des revenus des producteurs, de 350 milliards F CFA en 2013 à 140 milliards F CFA en 2015, a également indiqué le FIDH. Et les producteurs ne sont pas les seuls à être impacté, même la SIPH, filiale dédiée à l’hévéa au sein du groupe agro-industriel ivoirien Sifca, accumule les pertes.

Pendant que les revenus plongent, la production continue d’augmenter. La Côte d’Ivoire a produit en 2015 environ 400 000 tonnes contre 340 000 tonnes l’an dernier pour une capacité de transformation installée de 450 000 tonnes.

Si plusieurs projets de construction de nouvelles usines existent, la chute des cours a ralenti les investissements.

600 000 tonnes en 2020

L’objectif visé est de passer à une production de 600 000 tonnes en 2020. « Nous avons un plan de relance de la filière en cours de réflexion. Mais en attendant, à travers, le programme de développement agricole (PSAC), l’agence française de développement (AFD) et la Banque Mondiale financeront la filière à hauteur de 6 milliards F CFA sur quatre ans » a confié à Jeune Afrique Albert Konan Koffi, le secrétaire général du FIDH.

Le président Alassane Ouattara a annoncé, à l’occasion de ses vœux à la Nation le 31 décembre, l’instauration d’une nouvelle réforme de la filière hévéa. L’idée serait de se rapprocher du modèle en cours dans les filières du café, du cacao, de l’anacarde et du coton, avec la création d’une organisation professionnelle paritaire où siégeraient des représentants de l’État.

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