Économie

Minoterie : le marocain Forafric rachète son concurrent Tria

Le marocain Forafric, connu pour sa marque de semoule « MayMouna », a racheté son concurrent local Tria. Le groupe agroalimentaire entend s’imposer sur le marché africain.

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Mis à jour le 6 janvier 2016 à 15:54

Le groupe marocain Forafric est connu pour sa marque de semoule « MayMouna ». © DR

Dans un communiqué publié ce mercredi, Forafric, leader marocain du marché de la semoule, indique avoir pris le contrôle de son concurrent local Tria.

Grâce à cette opération, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, le groupe agroalimentaire met la main sur deux minoteries industrielles, une société de distribution, une unité de pâtes alimentaires et de couscous, ainsi qu’une société de négoce et de stockage de céréales. Ces actifs viennent s’ajouter aux quatre usines détenues par Forafric (deux unités de blé dur à Safi et à Casablanca et deux unités de blé tendre à Marrakech et à Essaouira).

Suite à cette prise de contrôle, conseillée par le cabinet marocain Valyans Consulting, « le groupe Forafric-Tria comptera près de 1 000 collaborateurs pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 2 milliards de dirhams [186 millions d’euros] », indique l’entreprise marocaine dans un communiqué.

Champion africain

Créé en 1943, Forafric est connu au Maroc pour ses marques de farine et de semoule MayMouna et Ambre. Il a été racheté il y a un an par le fonds d’investissement européen Ycap, dirigé par Yariv El Baz.

Avec l’acquisition de Tria, le groupe franchit une nouvelle étape dans son programme de croissance. « L’ambition déclarée de Yariv Elbaz, lors de la reprise du groupe Forafric reste inchangée, c’est-à-dire celle de créer un champion africain du secteur, créateur de valeur et d’emplois, grâce à l’implantation de nouvelles unités sur le continent », souligne le communiqué du groupe marocain.

Dans le cadre de cette expansion panafricaine, Forafric a annoncé en juillet 2015 la création de MayMouna Food – Gabon, une plateforme logistique basée à Libreville et censée desservir le Gabon et les pays limitrophes (Guinée équatoriale, Cameroun, Congo et Sao Tomé-et-Principe).

La création d’une unité de production au Gabon avait également été évoquée.