Sécurité

RDC : un général sud-africain prend le commandement de la force de la Monusco

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Mis à jour le 31 décembre 2015 à 08h56
Des troupes sud-africaines déployées dans l’est de la RDC pour composer la brigade d’intervention de la Monusco.

Des troupes sud-africaines déployées dans l'est de la RDC pour composer la brigade d'intervention de la Monusco. © Monusco

Après la nomination du Nigérien Maman Sidikou comme chef de la Mission, le général-major sud-africain Derick Mbuyiselo Mgwebi, 59 ans, a été désigné mardi commandant de la Force. Le remplaçant du général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz cumule 35 ans d’expérience militaire et a notamment été chef de la Force de l’Opération de l’ONU au Burundi de 2004 à 2006.

Le choix d’un Sud-Africain est symbolique. La nation Arc-en-Ciel est membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), qui fournit les 3 000 hommes – répartis à parts égales entre l’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi – de la brigade d’intervention de la Monusco, au mandat offensif et chargée de combattre les nombreux groupes armés qui sévissent dans l’Est, instable depuis 20 ans.

Un dialogue stratégique qui patine

En mars, la RDC et la Monusco ont entamé un « dialogue stratégique » censé entre autres redéfinir leur collaboration et jeter les bases du retrait graduel de la Mission, déployée depuis 1999 et devenue l’une des plus importantes au monde, avec quelque 20 000 hommes en uniforme et un budget de 1,3 milliard de dollars. Problème, ce dialogue patine à cause d’un différend sur la traque de la rébellion hutue rwandaise des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) survenu sous l’ancien chef de la Mission, l’Allemand Martin Kobler.

« Le chef de la Mission est africain, le commandant de la Force est de la même région : c’est quand même un signal fort de New York qui est passé et qui devrait faciliter le dialogue », espère un haut-fonctionnaire de l’ONU. Kinshasa, elle, se réjouit. « Nous avons que plus de chances de trouver des plateformes de bonnes collaborations avec des gens culturellement proches de nous : africains, officiels ou officiers », souligne Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

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