Économie

Capital-investissement : les PME en vedette

Comme dans le reste du monde, l’année écoulée aura brillé par l’absence de grands deals à finalité purement financière.

Mis à jour le 3 octobre 2011 à 16:33

C’est une impression trompeuse que donne notre tableau – exclusif – des cinquante premières opérations de capital-investissement en Afrique pour 2010. Du fait de l’absence de grands deals en Afrique du Sud – pour la deuxième année consécutive -, mais aussi en raison de la baisse concomitante des sommes investies dans d’autres pays majeurs comme le Nigeria ou l’Égypte, on pourrait croire l’activité en crise : les sommes investies dans des entreprises africaines se sont établies en 2010 à environ 1,4 milliard de dollars (1 milliard d’euros de l’époque), contre près de 2 milliards de dollars l’année précédente.

Le total des 50 premières opérations de capital-investissement a reculé de 30% en 2010, à 1,4 milliard de dollars.

Nouvelles priorités

Mais ce recul général ne doit pas faire oublier d’autres réalités : l’augmentation spectaculaire du nombre d’opérations de taille moyenne – avec un niveau d’investissement compris entre 1 et 10 millions de dollars – et l’élargissement de la palette des secteurs d’intervention.

L’année dernière, la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale), Aureos Capital, Riva y García, Tuninvest-Africinvest et beaucoup d’autres structures ciblant les PME ont multiplié les investissements en fonds propres. Et les secteurs de l’agro-industrie, des infrastructures ou des biens de consommation sont désormais des priorités d’investissement.

Autre élément positif : les fonds subsahariens sont à la mode. En 2010, deux fonds de premier ordre ont été bouclés : Africa Fund III d’Emerging Capital Partners (613 millions de dollars) et Aureos Africa Fund (381 millions de dollars). En 2011, d’autres acteurs ont suivi, dont Helios avec Helios Investors II (lire pp. 104-105).