Justice

Burkina : aucun ADN « détectable » sur les restes supposés de Thomas Sankara

L'ancien président burkinabè Thomas Sankara.

L'ancien président burkinabè Thomas Sankara. © AFP

Sept mois après l’exhumation du corps présumé de Thomas Sankara, tué en 1987 lors d'un coup d'État, les analyses pratiquées sur la dépouille n'ont pas permis de détecter un ADN, a indiqué lundi l'avocat de la famille de Mariam Sankara.

« On peut simplement dire qu’au regard de ces résultats, l’état des restes ne permettaient pas au laboratoire de certifier l’existence d’ADN » sur les corps exhumés fin mai, a déclaré lundi 21 décembre Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

Blaise Compaoré visé par un mandat d’arrêt international 

« Les premier et deuxième niveaux (des tests ADN) certifient des résultats qui confortent ceux de l’autopsie mais au troisième niveau, l’expertise scientifique conclut qu’il n’y a pas d’ADN détectable conformément à l’état actuel de la science », a-t-il expliqué à la presse. Les résultats de l’autopsie livrés mi-octobre 2015 indiquent que la dépouille présumée du président Sankara était « criblée de balles ».

On apprenait également ce lundi que la justice burkinabè a émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Blaise Compaoré, réfugié en Côte d’Ivoire depuis sa chute, en octobre 2014, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara.

Analyses ADN réalisées en France 

Selon l’avocat de la famille de Thomas Sankara, les analyses de la dépouille présumée ont été réalisées par « le laboratoire de police de Marseille (sud de la France), un laboratoire de référence en la matière » qui « a travaillé conformément aux normes internationales ».

L’enquête sur la mort de Sankara avait été ouverte fin mars 2015, après la chute de M. Compaoré en octobre 2014. Les corps ont été exhumés fin mai afin de lever le voile sur le mystère entourant les circonstances de la mort du « père de la révolution » burkinabè. Une mort taboue sous l’ère Compaoré ancien frère d’arme de Sankara parfois soupçonné d’avoir commandité son assassinat.

Au moins une demi-douzaine de personnes – majoritairement des anciens soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de M. Compaoré -, ont été inculpées pour « assassinat », « attentat » et « recel de cadavres ».

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