Politique

Tunisie : un nouveau parti politique pour Moncef Marzouki

L'ex-président tunisien Moncef Marzouki, le 29 mars 2015 à Tunis. © EMMANUEL DUNAND/AP/SIPA

Battu lors de la présidentielle de l'an dernier, l'ancien chef de l'État tunisien, Moncef Marzouki, a déposé jeudi 17 décembre une demande officielle en vue du lancement d'un nouveau parti politique "démocratique et participatif", a indiqué son ancien porte-parole Adnan Manser.

« Nous avons choisi la date symbolique du 17 décembre pour déposer la demande officielle (…) puisqu’elle marque l’anniversaire du début de la révolution » qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali du pouvoir, fin 2010-début 2011, a expliqué Adnan Manser. Cette nouvelle formation serait présidée par Moncef Marzouki lui-même et aurait pour principal objectif « la réalisation d’un État équitable et une société solidaire ».

Le nom tenu secret jusqu’à dimanche 

« C’est un parti démocratique, social et participatif. Parmi ses membres, il y aura des gens qui ont soutenu Moncef Marzouki lors de sa campagne en 2014 », a-t-il ajouté. Une nouvelle formation politique dont le nom sera tenu secret jusqu’à dimanche, date de la tenue d’un congrès constitutif à Tunis.

Ancien opposant au régime de Ben Ali, à la tête du Congrès pour la République (CPR), cet homme de gauche avait été élu président par la constituante fin 2011 à la faveur de son alliance avec les islamistes d’Ennahda, vainqueurs des premières législatives démocratiques de l’histoire du pays.

Profonde crise au sein de Nidaa Tounes

Mais en décembre dernier, le septuagénaire avait été battu lors du second tour de la présidentielle par Béji Caïd Essebsi, alors patron de Nidaa Tounes, parti sorti vainqueur quelques semaines plus tôt des législatives. Quelques heures après avoir reconnu sa défaite au terme d’un scrutin « libre », il avait déjà annoncé la création d’un mouvement visant à « empêcher le retour de la dictature ».

L’annonce du lancement de son nouveau parti intervient alors que Nidaa Tounes traverse une profonde crise liée principalement à la rivalité entre le secrétaire général du mouvement, Mohsen Marzouk, et le fils de l’actuel chef de l’État, Hafedh Caïd Essesbi.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte